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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:28
1606 Charles de Gonzague, duc de Rethel et de Nevers, neveu de Henri IV, décide à la fin des guerres de la Ligue, d'élever "dans sa principauté souveraine d'Arches", une ville, proche de Mézières, qui porterait son nom (Mézières est sise en territoire français, mais la principauté "souveraine" d'Arches, s'étend hors du royaume à l'intérieur de la boucle que fait la Meuse, entre Warcq et le Mont Olympe). Rappelons que la première mention d'Arches remonte à 859 ; elle est alors possession de Charles le Chauve. En 1293, cette terre est achetée par les Comtes de Rethel.
1610-1640 Constructions de la place et de la ville du XVIIème siècle dont les limites correspondent aux actuelles rues de Clèves, de l'Arquebuse, de Bourbon, de Longueville et de Gonzague. L'architecte en fut Clément Métezeau.
1616 Les jésuites s'installent à Charleville où ils fondent un collège, entre la rue Condé et la rue du Moulin où ils occupent trois pavillons.
1616-1620 Construction, place Saint-François (actuelle place Winston Churchill) d'un couvent de Carmélites.
1620 Achèvement de l'église des Capucins, à l'emplacement de la prison actuelle.
1622 Construction du Couvent du Sépulcre, place du Sépulcre, actuelle place de l'Agriculture.
1623 Construction du grand prieuré de la Milice Chrétienne (à l'emplacement de l'actuel Hôpital Corvisart), qui servait d'hôpital et dont la chapelle demeura jusqu'au XIXème siècle église paroissiale.
1624 Construction d'un pont qui, partant du milieu de la place actuelle de l'Agriculture, reliait Charleville au Mont Olympe, acquis par Charles de Gonzague en 1611 (auparavant ce mont était propriété des princes de Conti, de Château-Regnault et s'appelait Mont Castelet).
1626 Construction d'un moulin banal, notre actuel Vieux Moulin.
1627 Construction de la chapelle du Collège des Jésuites, place Saint-Ignace (place Condé actuellement).
1630 Edification de la première fontaine de la place Ducale.
1612-1635 Construction d'une citadelle au Mont Olympe dont les fortifications furent renforcées en 1639, sur ordre de Richelieu et Louis XIII.
1637 Charles de Gonzague meurt à Mantoue. Son petit-fils âgé de 7 ans lui succède.
1667 Ouverture de la Manufacture d'Armes de Charleville qui entraînait la disparition des maisons bourgeoises de la rue de Flandre. En 1688, cette manufacture devient royale.
1679-1680 Un grand viaduc destiné à relier Charleville au Pont d'Arches et à Mézières est élevé par-dessus les prairies basses, facilement inondées, qui bordent la Meuse. C'est alors qu'on aménagea une chaussée pour relier les deux villes : voici l'amorce de notre Cours Briand.
1687-1688 Louis XIV fait détruire les fortifications de Charleville et la forteresse du Mont Olympe.
1687-1697 La voie qui relie les deux villes est améliorée et plantée d'une double rangée d'arbres. Elle prend alors le nom d'"Allées".
1689 On démolit le pont en pierre qui reliait Charleville au Mont Olympe : devenu inutile, son entretien était trop coûteux. La traversée du fleuve se fit dès lors par un bac au niveau du Petit-Bois (situé dans l'espace délimité par les actuelles avenues Forest et du Petit-Bois).
1706 Édification d'une nouvelle fontaine, la deuxième, place Ducale.
1709 Après la mort à Padoue de Ferdinand Charles de Gonzague, dernier descendant du fondateur de la ville, la principauté d'Arches et Charleville, échoit aux princes de Condé d'une part et au prince de Salm, décrétés co-héritiers. Sans perdre pour autant ses privilèges, Charleville est désormais rattachée à la France.

SOURCE:http://www.crdp-reims.fr

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 08:58

Sa mère avait été « adoptée » par Victor Droguest Souvenir ému du contrebandier au grand cœur

 

Martine Mirarchi (assise) en compagnie de deux de ses enfants : Valérie et Romain. Manquent sur la photo deux autres filles : Florence et Stéphanie.

Martine Mirarchi (assise) en compagnie de deux de ses enfants : Valérie et Romain. Manquent sur la photo deux autres filles : Florence et Stéphanie.«VICTOR avait remarqué une petite fille qui traînait dans le bistrot. Une chevelure châtain clair, des yeux bleus, 8 ans environ. Cette enfant était très négligée. Elle était sale et avait un air malheureux qui fendait le cœur du fraudeur. »
 

Le fraudeur prénommé Victor, dont il est question dans ces quelques lignes, c'est Victor Droguest, le légendaire roi des contrebandiers ardennais qui a fait parler de lui jusqu'à la fin des années 60. Puis, bien après encore, à titre posthume.

 


La gorge se noue
Quand Martine Mirarchi est arrivée à la page 178 de la biographie de Victor Droguest écrite par le petit-fils du contrebandier, Francis Droguest, elle a eu un choc. Surtout quand elle a réalisé que la gamine à l'air malheureux était Simone, sa propre mère.
Certes, le livre, L'ermite des Perrières, la vie de Victor Droguest, a été publié il y a déjà dix ans mais Martine s'en souvient comme si c'était hier.
Elle savait que jusqu'à ce que Droguest « adopte » sa mère, celle-ci n'avait pas eu une enfance facile… mais lire un récit détaillé, écrit par quelqu'un d'autre et imprimé noir sur blanc, c'est autre chose. La gorge se noue…
Martine Mirarchi a aujourd'hui 55 ans et habite dans la nouvelle Houillère.

 

 Elle est née de Simone Louviot et de Roland Colleaux en 1956 à Levrézy (Bogny-sur-Meuse). « Nous habitions près du cimetière de Levrézy », se souvient-elle. « Ma mère était de Monthermé. Elle était née en 1936, mais elle est morte jeune, à 39 ans. Je n'avais que 18 ans quand elle est morte. »
Pendant l'occupation allemande, vers 1943-1944, la petite Simone Louviot « traîne » par la force des choses dans un café de Charleville ; sa fille pense savoir qu'il s'agissait du café Chez Bobette, rue de l'Arquebuse (l'actuel Saint-Germain).


Couverte de vermine et de puces
Le père de Simone, Paul, est prisonnier en Allemagne et pendant ce temps-là sa mère, Fernande, qui a commencé par travailler là comme serveuse, a fini par passer du comptoir à la chambre à coucher et vit avec le tenancier du débit de boissons. « C'était un café tenu par un Kabyle », rapporte le petit-fils biographe. L'homme ne supporte pas la petite Simone et la frappe souvent. La mère de la petite est manifestement dépassée, ne s'occupe pas de l'enfant et la laisse dans un état de crasse désespérant.

Victor Droguest et sa (deuxième) femme Pauline (Liégeois) ont leurs habitudes dans ce café car ils viennent « livrer » de la marchandise de contrebande de temps en temps. Un jour, Pauline propose de « prendre » la petite Simone quelque temps à Braux. La mère de l'enfant s'empresse d'accepter. Une fois débarbouillée, débarrassée des puces et de la vermine dont elle est couverte, et habillée de vêtements propres, la petite fille est heureuse, se rend compte de la différence de traitement et ne veut plus quitter le foyer Droguest.

Elle est « adoptée » et considérée comme les autres enfants de la famille. Victor et Pauline ont un grand cœur. Fernande, qui meurt à 28 ans, n'a d'ailleurs jamais essayé de reprendre sa fille. Le père, lorsqu'il rentre de captivité, la réclame mais Simone ne restera que quelques mois chez cet homme qu'elle ne connaît pas. Elle fait comprendre à son père qu'elle est bien plus heureuse chez les Droguest et y repart. Elle y restera jusqu'à la veille de son mariage.
source l'ardennais

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 06:37

Sauvé des eaux

Récit d’une histoire qui aurait pu se terminer tragiquement sans la présence physique, et surtout d’esprit, d’une patrouille de policiers de Bar-le-Duc.

Le jeune homme est tombé dans l’eau à hauteur de la halte fluviale de Fains-Véel. Photo Frédéric MERCENIER 

Le hasard fait parfois bien les choses et place sur les chemins de la destinée les personnes qu’il faut au moment où il le faut.

 

C’est peut-être ce que se dira un jour ce jeune habitant de Fains-Véel, âgé de 20 ans, dont le tout début de matinée a été quelque peu mouvementé.

 

Hier matin, aux environs de 5 h 30, un groupe de quatre jeunes majeurs dont deux frères, sort de boîte de nuit, après une soirée visiblement bien arrosée. À Fains-Véel, une forte dispute éclate au centre du village entre les deux plus alcoolisés. Le ton monte et l’un des protagonistes préfère quitter le reste du groupe. Il s’enfuit en courant, passe devant la boulangerie, rue du Château et croise à ce moment-là une patrouille de policiers qui s’apprêtait à mettre en place un contrôle routier.

 

 « Au départ, les fonctionnaires ont cru qu’il allait à la boulangerie. Il pleuvait fort, la boutique était ouverte, il n’y avait rien de bizarre à ce qu’il se presse pour y entrer. Mais quand ils ont vu qu’il passait devant sans s’arrêter et surtout qu’il filait dangereusement vers le canal, ils ont tenté de l’arrêter en l’appelant », raconte un officier de police. En vain. Le jeune homme poursuit sa course. Il fait nuit, froid et il pleut. Empesé par l’alcool, il ne se rend pas compte de la présence toute proche du canal et tombe dans l’eau, à hauteur de la halte fluviale.

 

Pendant ce temps, son frère va réveiller ses parents, qui résident non loin de là dans le village, à la fois pour calmer les esprits échauffés et pour tenter de retrouver le jeune homme.

 

Deux degrés dans l’eau

Quand la famille arrive sur les lieux, ignorant le plongeon du fiston, elle a la surprise de trouver un policier en tenue, trempé, qui, voyant le jeune homme tomber dans le canal, n’a pas hésité à sauter dans une eau avoisinant les deux degrés pour aller le repêcher.

 

Une présence d’esprit opportune puisqu’aucun membre du groupe d’amis du jeune homme n’avait suivi la scène. « D’ailleurs, quand le policier a remonté le garçon, il avait déjà les bras en croix », précise l’officier. La température de l’eau et les pentes boueuses et glissantes du canal ne lui auraient pas permis de remonter seul sur les berges.

 

Pris en charge par les pompiers, le jeune adulte a été transporté à l’hôpital de Bar-le-Duc. Ses jours ne sont pas en danger.

 

 

Une mésaventure qui se termine bien et dont il se rappellera sûrement. Tout autant que le fonctionnaire de police qui, après avoir sorti le fils de l’eau, a dû consoler la maman de ce dernier, bouleversée par l’accident de son fiston mais tout aussi émue par l’acte de courage du policier.

source:l'est républicain

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 09:59

L’hiver qui nous accable divise de braves vieux du pays des Crayats, donc de Neufmanil.

 Certains prétendent que seule la neige de la Drôle de guerre, entre décembre 1939 et février 1940 fut aussi épaisse. « Pas vrai ! », répondent ceux qui retrouvent dans nos récentes congères celles de décembre 1944.

 Pas question de prendre parti dans une querelle qui n’étaient leurs cannes et leurs rhumatismes, déclencherait chez ces vieux Crayats une bataille à boules de neige semblable à celles qui les réchauffaient au temps où ils affrontaient les grands froids en culottes courtes.

 Dans l’attente du jugement de notre éminent historien Gérald Dardart, la beuquette constate que cet hiver, à Neufmanil, sous la conduite de Lancepierre, maire de la commune, le déblaiement de la neige est tout simplement exemplaire.source:l'ardennais 

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 09:26

Novembre 2006, devant Thomé-Génot. Le visage marqué par des jours de combat syndical, Larry Séré témoigne de ses inquiétudes à des camarades d'usine. A gauche, Sylvie qui, lors de la fête de Noël, lui tendra une enveloppe.

Novembre 2006, devant Thomé-Génot. Le visage marqué par des jours de combat syndical, Larry Séré témoigne de ses inquiétudes à des camarades d'usine. A gauche, Sylvie qui, lors de la fête de Noël, lui tendra une enveloppe.

 

ACCABLÉS par la crise économique qui frappe actuellement les Ardennes, des cadres ou des ouvriers licenciés, bafoués, humiliés, doivent en secret tenir un journal, dont la vertu thérapeutique est évidente.

 


Le témoignage de l'un d'eux m'est parvenu au hasard d'une rencontre, le mois dernier, devant la boulangerie de mon village. Larry Séré, que j'ai connu enfant, m'a confié qu'il avait « il y a pas mal de temps » écrit ce qu'il a vécu lors du naufrage de l'usine Thomé-Génot de Nouzonville. M'étonnant de ce qu'il n'ait montré son récit à personne et demandant pourquoi il avait mis tant de temps avant de me le confier, il m'a répondu : « C'est dur de remuer le malheur… »
 

Onzième d'une famille ouvrière de douze enfants, Larry Séré, âgé de quarante-trois ans, habite la vallée de la Goutelle. Intitulé « Thomé-Génot 2004, mémoire de salarié », son témoignage s'ouvre sur ces mots : « Je suis forgeron ardennais et fier de l'être. En 2004, notre entreprise de forge Thomé-Génot a été donnée au groupe américain Catalina.

 

 Le début paraît tout beau, tout rose. Mais nous, salariés, nous rendons compte que ces gens qui à leur arrivée prêchaient la bonne parole se mettent à piller l'entreprise. »
 

Deux ans plus tard, en octobre 2006, « il n'y a plus d'acier pour la fabrication. » A l'inquiétude succède l'angoisse. Il faut briser le silence des patrons, mobiliser les énergies pour sauver les quatre cents emplois. Délégué de la CFDT, Larry Séré est du combat dans « l'intersyndicale des Thomé-Génot » qui vient de naître.
 

 

Madame la Préfète
Il assiste à une réunion surréaliste à la préfecture des Ardennes. « Madame la Préfète, écrit-il, nous indique que la direction de l'usine lui a dit de ne pas nous inquiéter. A la sortie de cet entretien, des collègues qui nous attendent devant la préfecture arrivent en courant. Ils ont vu Monsieur Ballu, le directeur financier, sortir du tribunal de commerce. Le soir, mon portable sonne. Maître Xavier Médeau veut voir les représentants de l'intersyndicale. A 19 heures, il nous annonce la liquidation judiciaire de Thomé-Génot ! »

 

L'intersyndicale décrète la mobilisation générale. Retour chez la Mme la préfète qui, scandalisée, déclare qu'elle va aider les ouvriers en colère : « Il est hors de question que les patrons voyous s'en tirent facilement, lui déclare Larry, nous exigeons une prime supra-légale de trente mille euros pour chacun de nous ! »

 

Délégué syndical, Larry est accaparé par les réunions où l'on n'en finit pas de discuter et par des démarches administratives. « Tout le monde veut me rencontrer, écrit-il, je suis partout à la fois et passe rarement une journée complète avec mes camarades. […] Ma femme et mes enfants me manquent. Ils ne me voient plus, si ce n'est à la télé.

 

 Quand je rentre chez moi, mon épouse me soutient comme elle peut, mais je suis fatigué. Nous occupons toujours l'usine, le feu brûle au milieu de la cour. Tout le monde s'énerve, on entend des bruits de couloir, mettre le feu à la boîte, balancer l'acide, faire sauter les bonbonnes, ça craint. […] Et ce stress : j'ai l'impression de laisser tomber mes collègues qui sont dans la rue. »
Chaque soir, bien qu'épuisé, il confie à une page blanche les heures noires qu'il vit dans le combat qu'il mène pour que ses camarades licenciés touchent leur salaire et une indemnité de licenciement dite « supra-légale ».

Mes nerfs lâchent
Des mots simples martèlent un quotidien où les événements s'embrasent : « Le jour se lève. Aujourd'hui, nous bloquons le centre de tri postal et la gare. Le froid. Des pneus qui brûlent. On attend. Mais l'attente est rude. On ne nous écoute pas beaucoup […] Je dénonce certains syndicats qui aujourd'hui encore se vantent d'être à nos côtés. Oui, ils sont là uniquement par obligation et surtout pour se taper dessus médiatiquement. »

La distribution tant attendue des salaires, loin de satisfaire Larry, accroît son désespoir. « Une grande journée de lâcheté. Il ne manque personne. Les planqués des manifs sont là pour leurs payes. […] Je me mets à l'écart et je regarde ma paie. Net à payer, zéro euro, zéro centime… »

Afin de pouvoir changer de voiture, il avait emprunté à Thomé-Génot quinze cents euros, qu'il s'était engagé à rembourser en faisant don de ses heures supplémentaires. Celles-ci s'étant volatilisées, on s'empresse de faire une saisie sur son salaire, alors, écrit-il, que « les fumiers d'Américains nous volent, eux, des millions d'euros ! »

Les délégués syndicaux se rendent en bus à Paris, en un lieu que Larry ne précise pas. Mais en peu de mots, il en dit long sur l'accueil qui leur est réservé : « Reçus dans un grand bureau. Là, des fonctionnaires nous disent que la prime supra-légale, c'est pas possible. Maintenant, il faut rentrer à l'usine et annoncer notre défaite. »

Juché sur une caisse en bois, dans la cour de l'usine, Larry a droit aux insultes de quelques camarades désespérés. Le lendemain, les CRS occupent l'usine. Larry s'attend au pire. « Vers 11 heures du matin, mon téléphone sonne, quelques agités ont envahi le restaurant administratif de Charleville-Mézières. Casse, vol, ça part en vrille. Je décide de me rendre sur place, m'excuse personnellement au nom de mes camarades. »

A Nouzonville, les CRS aspergent de gaz lacrymogène une manifestation de soutien aux Thomé-Génot. « Ma femme parvient jusqu'à la grille de l'usine. En la voyant, mes nerfs lâchent, je me mets à pleurer dans ses bras. »
Douleur d'un homme étreint par la douleur des hommes, des femmes, des enfants à qui il a tenté de rendre ce bien précieux que l'on nomme « la dignité ».
Le récit de Larry Séré s'achève sur une scène bouleversante. L'ex-comité d'entreprise a tenu, comme si de rien n'était, à continuer à offrir un beau Noël aux enfants des ex-Thomé-Génot. « Certains joueurs du CSSA sont venus avec des cadeaux pour nos bambins, écrit Larry. Les artistes commencent leur spectacle. Comme c'est beau des enfants qui rient, des parents qui pleurent. Aujourd'hui, c'est la joie, hier, c'était la colère. »

Et puis, Larry use du mot « stupeur ! » pour annoncer le geste fraternel de ses camarades. « Sylvie me remet une enveloppe et m'explique que mes collègues, au courant du salaire que j'ai pas touché, ont décidé de faire une quête. Je pleure, mes nerfs craquent. J'avais un drôle de sentiment, celui d'avoir fait l'aumône et aussi, peut-être, celui d'avoir aidé mes camarades qui en étaient conscients. »

Qu'en pensent les chênes de nos forêts ?

source:l'ardennais

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:17

Le jambon des Ardennes star du JT

 

 

Le jambon des Ardennes s’est retrouvé à l’honneur, hier, dans le journal de 13 heures présenté sur TF1 par Jean-Pierre Pernaud

 

 Une équipe est, en effet, venue filmer la conception de ce produit du terroir dans les locaux de la société « Aux saveurs des Ardennes », implantée à La Francheville et dirigée par Didier Villemin.

 

 Les téléspectateurs ont pu découvrir ce jambon qui a la particularité d’être salé, non fumé et frotté à la main.

 

 Jean-Pierre Durin, de la confrérie du jambon du même nom, a précisé qu’il pouvait être dégusté à l’apéritif ou associé à une omelette et à une salade typiquement ardennaise avec des lardons. De quoi en faire saliver beaucoup

source:l'ardennais

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 12:51

LES HAUTES-RIVIÈRES Balade à Waulsort

 

Il ne reste plus sur la Meuse que deux embarcations de ce genre.

Il ne reste plus sur la Meuse que deux embarcations de ce genre.

La sixième sortie nature de l'association Ardenne nature.com a conduit les adhérents sur le territoire belge, dans le très beau village de Waulsort à quelques kilomètres en amont de Givet.


Avant d'arpenter les falaises dominant la magnifique vallée de la Meuse, il a fallu traverser cette dernière, avec un des derniers passeurs encore en activité. Vite rassurés par la main habille du passeur, les marcheurs ont débarqué sur la rive opposée pour une balade assez soutenue entre monts et vallées.


Ils ont été émerveillés par cette nature avec ses nombreuses diversités végétales.

La visite du site d'un ancien château féodal a réjoui les marcheurs de l'ANC avant de reprendre l'embarcation dans l'autre sens

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 14:14
Mme Larue ne peut que constater la catastrophe : cette voiture c'était en quelque sorte l'outil de travail du père de famille.

Mme Larue ne peut que constater la catastrophe : cette voiture c'était en quelque sorte l'outil de travail du père de famille.

 

 

Dans la nuit de samedi à dimanche, plusieurs voitures ont été incendiées dans le département. Trois sinistres d'origine criminelle ont été comptabilisés à Charleville-Mézières. Il s'agit de deux véhicules rue Léon-Dehuz dans le quartier de Manchester vers 1 h 30 et un autre rue du Bois Fortant vers 2 h 30. Les policiers du commissariat ont, d'ailleurs, ouvert une enquête afin d'interpeller les auteurs des délits.


Des actes d'incivilité mélangés à ce qu'il faut bien appeler de la connerie qui ont plongé, depuis hier matin, une famille de sept enfants dans une grande détresse. En effet, les propriétaires de l'une des voitures incendiées à Manchester sont en colère.

Selon les premiers éléments recueillis sur place, les malfaiteurs ne visaient pas la voiture de la famille, une Renault Nevada break, mais celle qui était stationnée juste à côté, une Peugeot 106. Il semblerait que les irresponsables aient mis le feu dans la voiture qu'ils avaient ciblée et que les flammes se soient propagées à la voiture de cette famille du quartier.

Sandrine Larue, la propriétaire en détresse que nous avons rencontrée à côté du véhicule calciné se demandait encore pourquoi la voiture de son mari avait été incendiée : « J'ai su que la voiture de mon mari était la proie des flammes grâce à ma voisine. Elle rentrait chez elle vers 1 heure, et sa fille lui a dit qu'elle avait entendu des coups de fusil. Lorsqu'elle a regardé par la fenêtre, elle a vu les flammes embraser les véhicules »

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Si cette voisine a été rassurée de savoir que les bruits que sa fille avait entendus ne correspondaient pas à des coups de feu, elle a été très triste de voir que la voiture du mari de sa copine était en feu.


C'est l'outil de travail du père de famille qui a été détruit en quelques minutes. L'homme qui est le seul salarié du foyer, doit effectuer 25 km chaque matin pour rejoindre son lieu de travail à Vendresse. Son épouse s'interroge sur les raisons pour lesquelles les personnes qui mettent le feu aux voitures ne réfléchissent pas à deux fois avant d'agir : « Il y a 38 ans que nous habitons le quartier.

 

 Mon mari n'a pas de problèmes avec les gens. Nous avons sept enfants dont le dernier est âgé de trois ans. Je suis mère au foyer et mon mari travaille à Vendresse. Sans voiture il est obligé de chercher une autre solution pour aller bosser. Des solutions qui vont certainement augmenter les dépenses du foyer ».

 

La faute à pas de chance
En tout cas, cette détérioration du bien familial, une voiture achetée il y a cinq ans, est une catastrophe : « En plus du fait que mon mari devra trouver un autre moyen pour aller au travail, nous aurons aussi des problèmes pour transporter les enfants notamment en période de vacances ». Une épouse qui a confié que ses enfants qui avaient vu brûler la voiture, étaient choqués. Elle aussi ajouté que son couple n'avait pas les moyens d'investir cette année dans l'achat d'une autre automobile.

 

Dans cette affaire, on pourrait sans doute dire que la famille avait eu le malheur de garer sa voiture devant son immeuble. C'est la faute à pas de chance ! Mais il n'est pas question de se moquer du malheur des autres, ni de rigoler sur les faits, surtout que les incendies de voitures, dans certains quartiers « dit sensibles » de Charleville-Mézières sont de plus en plus fréquents. Il faut se demander si les locataires ont un autre choix que de garer leur voiture devant chez eux ? Ou encore si les gendarmes et les policiers ont suffisamment de moyens pour arriver à bout de cette délinquance de proximité qui gangrène le quotidien ?

 

En tout cas, lors de la présentation des chiffres de la délinquance le 20 avril dernier, le représentant de l'État avait rassuré les victimes d'incendies de voiture d'origine criminelle en faisant part de sa préoccupation. Il avait par ailleurs fustigé les séries télévisées telles que NCIS, les Experts et autres Bones qui, selon le préfet, auraient un effet néfaste sur les malfaiteurs : « Les séries policières diffusées à la télévision nous font beaucoup de mal. Car elles donnent de très mauvaises idées aux voleurs de voitures. Pour ne pas laisser d'empreintes dans les habitacles, ceux-là n'hésitent pas à brûler carrément les véhicules ».

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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 05:47
Recette: Beignet au gruyère
Pour changer un peu, c'est trés facile à faire :
Ingrédients :
Pour 6 personnes
1 oeuf entier
50 g de beurre
100 g de gruyère
1/2 verre de lait
et de la farine

Préparation :
Faire fondre le beurre
Y ajouter le gruyère rapé, l'oeuf et le lait.
Ajouter la farine jusqu'à obtenir une pâte à étendre au rouleau,
(la pâte étendue doit avoir l'épaisseur de 3 mm environ)
découper de carré de 5 cm
Jetez les dans la friture bouillante - salez et servez chaud
Hebergeur d'images
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 15:03
Rethel 

Là où se nichent les crèches…


 

Les crèches-théâtres géantes et animées s'étalent sur plus de 400 m2 chacune.

Touchés au cœur, cinq Rethélois ont racheté la bagatelle de 600 crèches. Leur objectif : continuer à faire vivre, en Europe, la collection « Paul Chaland », estimée à plusieurs millions d'euros.

UN jour plus tôt, on aurait pu croire à un poisson d'avril. Mais c'est bien la bagatelle de 600 crèches que viennent d'acheter cinq Rethélois.
Loin de la petite crèche en papier mâché, les Rethélois héritaient mardi soir des clefs de la « collection Paul-Chaland », des villages entiers et autres décors grandioses peuplés d'automates.

Pour donner une idée, « si l'on voulait déplacer la collection entière, il faudrait 27 camions grand volume, qui formeraient une colonne d'un kilomètre de long », précise l'ancien propriétaire.
L'histoire de cette compilation démesurée a débuté en 1929. Primo Filippucci, un ouvrier milanais se pique alors de créer une « crèche merveilleuse ».

 Seize ans de labeur plus tard, l'œuvre envahit la place du Duomo de Milan. En 1976, alors journaliste parisien, Paul Chaland croise les regards des personnages de l'œuvre exposée pendant 33 ans. Quinze mètres de long, quatre de profondeur et trois mètres de haut, les mensurations de la belle ne laissent pas notre homme de bois. « Je me disais qui est le fou qui a fait ça ? », se souvient Paul Chaland.

Dans le même temps, son créateur vieillissant se désespérait de voir sa crèche dépérir avec lui. Coup de cœur ou de folie, le touriste parisien s'entiche d'un souvenir un peu plus encombrant qu'un bibelot et reprend alors le flambeau. À fou, fou et demi, l'ex-rédacteur en chef de Paris-Match et directeur de Marie-Claire développe ce patrimoine pendant 33 ans, jusqu'à lui donner son ampleur actuelle, estimée à plusieurs millions d'euros.

 Sept crèches-théâtre géantes, animées entre autres par les voix de Claudia Cardinale ou Marcelo Mastroianni, ont voyagé dans les grandes villes européennes. Soixante-dix pays sont en outre représentés, dans sa collection de 600 crèches du monde entier. « Tout cela devrait faire partie du patrimoine mondial de l'humanité », commentent Paul Chaland et son épouse Odile Verdier.

Le chauvinisme l'emporte
Mais comment des Rethélois ont été se fourrer là-dedans, vous demandez-vous ? À bientôt 80 ans, Paul Chaland songeait depuis quelque temps à passer la main. « Et le 'fou de crèche'a trouvé cinq fous de crèches », note-t-il. Au hasard de leurs pérégrinations, les familles Henneguelle et Vuibert ont elles aussi attrapé le virus. Des Américains étaient bien dans les rangs des acheteurs, mais le doux aiguillon du chauvinisme l'aura emporté.

Toutefois le boudin blanc ne sera pas tout de suite détrôné de sa capitale. À l'orée de ses proportions, la collection ne sera pas rapatriée à Rethel. « Vous avez un local de 4.000 m2 à me proposer, vous ? », souriait Jean-Claude Henneguelle. Loin de séquestrer ce chatoyant patrimoine, une société rethéloise Primfil Europe a été créée pour l'occasion, le 11 mars dernier. Sa mission ? Continuer à faire vivre son trésor, à travers l'Europe. Prochaine étape ? « Lyon, Marseille, Genève… Rien n'est encore signé, mais on veut éclater la collection plutôt que de la laisser dans un entrepôt », précise Jean-Claude.

Si la tradition est respectée, les nouveaux « maîtres des clefs » en prennent à leur tour pour 33 ans. Un âge qui sonne comme une prophétie
source:l'ardennais

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