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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:53


Selon "Le Canard enchaîné", la ministre de l'Apprentissage a demandé à ce que des ouvriers restent plus longtemps lors d'une visite d'usine.

Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage GUMEZ/SIPA

 Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage

La scène a lieu lundi 27 février. Nadine Morano visite l'usine de la Société des Aciers d’armature pour le béton (SAM) près de Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle) en compagnie de Pierre Lellouche, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur. Manque de bol, la ministre est informée peu avant son arrivée que l'usine tourne au ralenti et que le personnel est en congés. En effet, le lundi, c'est le jour de l'entretien des laminoirs. 

 

 Désappointée, Nadine Morano passe un coup de fil à la direction de l'usine. Le refus est net. La ministre de l'Apprentissage décide alors d'appeler le préfet de Meurthe-et-Moselle. Ce dernier aurait alors passé un coup de fil à la direction de la SAM afin que des ouvriers soient mobilisés. Au total, 50 agents d'entretiens, qui devaient terminer à 14h, ont fait des heures supplémentaires pour regarder passer les deux ministres en blouse de travail et casques de chantier.


Déplacement avec Pierre Lellouche en Lorraine... par Nadine-Morano sourceLe Nouvel Observateur

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:27

Dans "Cécilia. Portrait" (la journaliste Anna Bitton retranscrit directement des propos que lui aurait tenus Cécilia Sarkozy sur son ex-époux. Un ouvrage que l'ex-First Lady a tenté, sans succès, de faire interdire. Morceaux choisis.

Propos attribués directement à Cécilia Sarkozy

- Sur Nicolas Sarkozy

"Nicolas est un sauteur ! C'est ce que tout le monde me dit aujourd'hui."

"Il y a les nanas qu'il saute et dont il ne se rappelle même plus le prénom."

"Maintenant qu'il n'y a plus de First Lady, il faut qu'il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior. Des tapisseries."

"Je ne l'aime plus. Quand je le regarde aujourd'hui, je me demande même comment j'ai pu..."

"De quel amour l'ai-je aimé ? Je ne savais pas ce qu'aimer veut dire."

"Il ne se conduit pas bien."

"Nicolas est pingre. Il est généreux quand on est avec lui; si on le quitte, c'est fini.""

"Nicolas ne va pas laisser son fils vivre sous les ponts, quand même !"

"Mon fils ne sera pas comme ceux de Nicolas, avec des chaussures à 2000 euros."

"C'est par respect de la fonction que je suis revenue ! Je me sentais responsable !"

"Pendant toute ma vie avec Nicolas, pendant dix-huit ans passés avec lui, jamais, à la maison, il n'a mangé avec nous. Je mangeais avec les enfants, lui mangeait un plateau-repas en travaillant."

"Nicolas, c'est un homme politique, il n'est pas de la même espèce que nous, il n'a pas les mêmes codes, pas la même morale. C'est pour cela qu'il est arrivé là où il est."

"Un homme qui n'aime personne, même pas ses enfants"

"Même lui, il faut le protéger, il a un côté ridicule."

"Il n'est pas digne !"

"Nicolas, il ne fait pas président de la République, il a un réel problème de comportement. Il faut que quelqu'un le lui dise, j'ai fait cela pendant dix-huit ans, je ne peux plus le faire, je suis désormais la dernière à pouvoir le faire."

"Nicolas n'a pas d'amis. C'est pour cela qu'il s'entoure des miens."

"Tout ça, ce n'est pas ma vie, ce n'est pas mon monde, ce ne sont pas des gens comme moi. Je ne suis pas de cette race-là. Ma vie d'aujourd'hui, c'est très très loin de mes essentiels".

- Sur Richard Attias

"Richard est un type bien. Je l'aime, c'est une histoire d'amour".

"Il a été humilié. C'est ce qu'il n'arrête pas de me dire. Je l'ai humilié. Et pour le juif marocain qu'il est..."

"Richard est la personne que j'ai le plus aimée dans ma vie. Je crois que je n'avais jamais aimé, avant lui."

"C'est l'homme de ma vie, je suis la femme de sa vie."

- Divers

"Pourquoi on n'a pas des nanas intelligentes à l'UMP ? Des Ségolène, quoi !"

"Dans ce parti, il n'y a que des homos et des machos. J'en ai marre, des homos et des machos. Marre !"

Propos d'Anna Bitton dans son ouvrage

"Il s'est toujours opposé aux ambitions propres de Cécilia. Il ne voulait pas qu'elle grandisse, de peur d'être abandonné. Manque de confiance en lui. Défaut de foi en elle."

"Sans elle, aussi, Henri Guaino aurait peut-être été contraint de mettre à exécution sa menace de démission."

"Elle a beau feindre l'indifférence, aujourd'hui, elle est touchée par la rumeur qui dit qu'une ravissante journaliste a récemment quitté son époux pour 'Nicolas'"

"Elle a menti, évidemment, en disant qu'elle ne partait 'pour personne'"

source http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20080111.OBS4749/les-meilleures-phrases-du-livre-d-anna-bitton.html

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:23

 

Quel est le jour le plus triste de la vie de Nicolas Sarkozy?

Nicolas Sarkozy et son ex-femme Cécilia Attias (ici en 2004).

C'est le 6 mai 2007, le jour même où il est élu. Sa femme, Cécila Sarkozy, s'apprête alors à quitter celui qui devient président de la République. Extrait exclusif du livre de Catherine Nay, L'Impétueux

 

"A toi je peux le dire, c'était le jour le plus triste de ma vie." Cet aveu, lâché un soir de septembre 2007 devant une amie très chère, dans un moment d'abandon, Nicolas Sarkozy ne le fera plus jamais à personne. Il disait vrai, pourtant. Mais qui aurait pu le croire? Ce triste jour étant, figurez-vous, le 6 mai 2007. Celui de son élection à la présidence de la République [...]  

Dès que tu seras élu, je me tire 

Le vainqueur du 6 mai est un vaincu de l'amour. Depuis des mois, contre toute raison, il avait voulu s'en persuader: s'il était élu -et il le serait, il le savait- Cécilia ne pourrait plus partir.  

 Elle lui avait pourtant dit en mars sa volonté de divorcer, au moment même où il quittait le ministère de l'Intérieur pour se lancer dans la campagne présidentielle: "Dès que tu seras élu, je me tire", et, afin de rendre plus évidente sa détermination, elle avait aussitôt confié l'affaire à une avocate, Me Michèle Cahen.  

A voir: ils fabriquent l'image de Sarkozy

Cliquez sur l'image pour visualiser le diaporama.

Mieux, joignant le geste à la parole, elle l'avait chassé du domicile conjugal. En y mettant les formes, il est vrai. Quelques semaines plus tôt, ils avaient vendu leur appartement de l'île de la Jatte et loué un meublé, toujours à Neuilly, rue Deleau. Depuis le début de l'année, Cécilia y vivait avec sa fille Jeanne-Marie et leur fils, Louis. Durant toute la campagne, Nicolas Sarkozy fut donc hébergé Villa Montmorency (XVIe arrondissement de Paris) chez un ami du couple: Dominique Desseigne, le patron du groupe Barrière (palaces, casinos et... le célèbre Fouquet's). 

 

Nicolas doit se concentrer, la famille le perturbe 

Elle avait tout arrangé, expliquant à celui-ci: "Rends-nous ce service, Nicolas doit se concentrer, la famille le perturbe; chez toi, il sera au calme, protégé." Elle avait même pris soin de visiter sa future chambre, apporté ensuite, sur la suggestion de l'hôte, des photos des jours heureux. Et même, comme une épouse attentionnée, donné quelques conseils sur le régime alimentaire nécessaire à son mari. Lequel, bientôt arrivé là, ne laissait rien deviner de ses soucis conjugaux.  

 

Le matin, au petit déjeuner, il évoquait le rôle qu'il aimerait voir jouer à Cécilia et parlait de sa famille comme de son "entourage prioritaire". Parfois, au retour de ses harassantes journées, Cécilia venait dîner là en compagnie du jeune Louis. Mais pas une fois elle ne l'avait accompagné dans son périple provincial. Restait, c'est vrai, le téléphone. Ils se parlaient plusieurs fois par jour: "Quand je voulais envoyer un message à Nicolas, je passais par Cécilia", raconte Michèle Alliot-Marie. 

Franck Louvrier, chargé de sa communication, qui ne le quittait pas d'un pouce 

 

C'est qu'il ne disait mot, à personne, de cette séparation. Pas même à sa mère, ni à ses fils: "Mon frère et moi ignorions où il habitait pendant la campagne", témoigne Jean Sarkozy; pas même à ses amis, ni à ses plus proches collaborateur : Claude Guéant, qui dirigeait sa campagne, Franck Louvrier, chargé de sa communication, qui ne le quittait pas d'un pouce [...]  

Restait à sauver les apparences. Pour masquer leur séparation, le dimanche du premier tour, Nicolas Sarkozy doit imaginer un stratagème: se cacher dans une voiture banalisée pour entrer dans le garage de la rue Deleau afin de pouvoir sortir avec sa femme par la grande porte devant laquelle attendaient son chauffeur et un essaim de paparazzi et de caméras. Bien joué. Ni vu ni connu: le couple arrive tout sourire au bureau de vote.  

Le 6 mai, en revanche, elle refuse tout net de se prêter à ce triste jeu [...] 

[Finalement, Nicolas et Cécilia Sarkozy partent ensemble sur le yacht de Vincent Bolloré, au large de Malte.] 

Il y avait le bateau blanc, la mer toute bleue, un grand soleil et surtout la gaieté partagée. Nicolas et Cécilia composaient en riant le gouvernement. Echangeaient des noms, en écartaient d'autres. Cécilia poussait Rachida Dati à la Justice. Et aussi Roger Karoutchi, Christine Lagarde, Xavier Bertrand, Xavier Darcos, David Martinon, qui avait toujours gardé le lien avec elle. "C'est la dernière fois que j'ai vu Nicolas heureux avec Cécilia", note Mathilde Agostinelli.  

Cécilia a vraiment voulu donner une chance à leur couple 

Cécilia, de son côté, adressait des SMS à une amie journaliste qui laissaient croire à une réconciliation. "On a le droit au bonheur", ou "Je vais essayer". Et, au retour, elle essaya, c'est vrai. "Elle a vraiment voulu donner une chance à leur couple", atteste une de ses amies.  

 

Jusqu'à la cérémonie d'investiture, elle continua même à peser sur la composition du gouvernement. François Fillon se souvient d'une réunion à la Lanterne, au cours de laquelle elle opposa un "Il n'en est pas question" sans appel à la nomination de Brice Hortefeux à la Défense.  

[La situation du couple se dégrade de nouveau. Le 6 juin, le président participe à un sommet du G8 en Allemagne, à Heiligendamm.] 

Elle consent à l'accompagner et fait sensation en descendant de l'avion en tailleur-pantalon blanc signé Saint Laurent. Quelle allure! Mais, petit indice chargé de sens: elle retire prestement sa main quand, sur la passerelle, son mari tente de la saisir.  

 

Le soir, au dîner officiel, elle fait plus. Très remarquée dans une robe noire à bretelles de chez Alaïa, bras nus et ballerines plates, elle ne porte pour tous bijoux qu'un bracelet et une petite chaîne en or du joaillier Dinh Van sur lesquels figurent deux coeurs enlacés: des cadeaux de Richard Attias! 

Et voici que, le lendemain matin, elle abrège les mondanités, et tire sa révérence sous un prétexte qui ne trompe personne: la préparation de l'anniversaire -les 20 ans- de sa fille Jeanne-Marie. Comme si elle devait aller confectionner elle-même les pâtisseries. Pour ce retour impromptu à Paris, elle utilise un avion de la République, l'appareil de réserve qui accompagne tout déplacement présidentiel. Rien que pour elle et son garde du corps. 

source l'express

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:22


 

Jean-François Copé, « ami des multimilliardaires, bourreau des pauvres » pour Lait d'Beu, se montre très sceptique face à la proposition de François Hollande de taxer à 75 % les plus hauts revenus. Pourtant, des mesures du même type ont d'ores et déjà été appliquées avec succès, par De Gaulle en France mais aussi par Roosevelt aux Etats-Unis.

 

(UMP Photos - Flickr - cc)
 
Jean-François Copé est exactement de la même race que Nicolas Sarkozy : celle des parasites nuisibles vivant sur le dos de la France et privilégiant sans vergogne les plus riches.
 
Ajoutez à cela exactement la même ambition dévorante de parvenir au sommet de l’Etat. Un portrait à charge dans le Nouvel Obs « La Course en tête » (nov 2011) au sujet d’un documentaire sur LCP « La mécanique Copé », le sous-titre annonçant la couleur « Tranchant, parfois brutal, Jean-François Copé trace son chemin vers son objectif suprême : la présidence ». Je n’ai pas le temps de le chercher mais dans un numéro déjà ancien Marianne lui avait consacré un long article qui ne le mettait pas plus au rang des personnes sympathiques et détaillait pareillement ses méthodes.
 
Pour une fois il dit la vérité : la « puissance publique » n'a « pas vocation à interdire les salaires élevés »... Avec cette bande de barons voleurs et bandits manchots, l'Etat se contente de favoriser les très bas salaires du vulgum pecus... Nuance de taille !
 
Or, s’agissant des hautes rémunérations et de la proposition de François Hollande de taxer à 75 % les revenus au-delà d’un million d’euros annuels - 6, 5 millions de francs pour bien fixer les esprits - il prétend selon ce que je lis sur le Nouvel Obs (29 fév. 2012) qu’il y a certes des hauts salaires choquants quand ils sont contradictoires avec les résultats obtenus par l’entreprise, raison pour laquelle Sarkozy a annoncé des mesures sur les retraites chapeau - chapeau ! L’artiste pour ses mensonges … - et l’augmentation du taux marginal (de l’impôt sur le revenu)… Je n’ai pas lu ses propositions à cet égard mais je suppose qu’il s’agira d’une aimable broutille.

Un impôt «confiscatoire» ?

Visiblement, la proposition de François Hollande lui reste en travers du gosier : « Il faut faire la part des choses, entre ce qui relève d’un taux élevé et ce qui relève d’un taux confiscatoire. Avec 75 %, comme le propose le candidat PS François Hollande, pour la part des revenus au-delà de 1 million d’euros annuels, si vous comptez tous les impôts en vigueur, vous êtes proches de 100 %. C’est ridicule ».
 
Je remarquerais déjà que le terme de taux « confiscatoire » s’appliquerait bien mieux aux impôts et taxes qui frappent les pauvres, les salariés au Smic et les classes moyennes. Tous ceux qui jusqu’ici étaient exonérés de l’impôt sur le revenu et devront l’acquitter en septembre 2012 ainsi que ceux pour qui le gel des tranches d’impôts fera payer dans la tranche supérieure un montant non négligeable apprécieront certainement, surtout après avoir payé tout plus cher grâce à la TVA à 7 %, en attendant la « TVA sociale » de Sarkozy et toutes la foultitude d’augmentation des taxes qui nous sont tombées dessus en janvier.
 
Je rappellerais la fameuse « niche Copé » - un boulet à 17 milliards d'euros selon Libération - qui a beaucoup servi aux multinationales à être exonérées des taxes sur les transmissions d’entreprises.
 
« 100 % »… Je subodore une sacrée exagération. Aussi menteur que son mentor.
J’aurais sans nul doute l’occasion d’y revenir mais ce matin en passant sur Google Actus, mon attention fut bien évidemment attirée par le titre de La Tribune Au secours, la gauche revient ! (28 fév. 2012) - petit clin d’œil à l’inepte slogan figurant sur les affiches du Parti socialiste lors de la campagne des élections législatives (perdues dans les plus grandes largeurs) de mars 1986 - je m’attendais à une charge en règle contre la proposition de François Hollande. Pas du tout.

La gauche revient !

D’abord, il considère que si « le pari est audacieux » et que seul le résultat des élections permettra de savoir si François Hollande aura eu raison d’abattre cette carte maîtresse « à un moment clef de la campagne, celui où les électeurs consolident leur choix » - il ne fait au fond que suivre la tactique de Nicolas Sarkozy : créer la surprise. Y compris dans son propre camp, confirmant « que c’est lui, le candidat, le seul « patron » de sa campagne et à qui voudrait le contester, que son projet de bel et bien socialiste, à rebours de la campagne désastreuse de Lionel Jospin en 2002 ». Plutôt bien vu comme analyse.
 
Par ailleurs, Philippe Mabille relativise au contraire les effets de la mesure tels que les dénonce l’UMP et ne craint pas de rappeler qu’aux Etats-Unis Roosevelt, pendant la crise des années 1930 avait imposé un taux de 90 % ! Et qu’en France, avec le Général de Gaulle « autre hérault du « redressement national » le taux de 80 % prévalait… concluant que « Pendant la France des trente glorieuses, sous De Gaulle donc, le taux marginal supérieur de l'impôt sur le revenu était de 80 % et cela n'a pas empêché la France de connaître la plus longue et plus forte période de croissance depuis 1945 ».

 Sans doute les thuriféraires de l’ultralibéralisme à l’image de Copé rétorqueront-ils que - comme pour l’Etat-providence - ces temps sont révolus : encore une fois parce qu’ils en ont décidé ! Mais si comparaison n’est pas toujours raison, je sais qu’à l’époque il n’y avait pas d’écarts aussi faramineux entre les rémunérations des plus riches, aussi élevées qu’elles aient pu être, et celles de la grande majorité de la population.
 
En outre, les sommes astronomiques que perçoivent aujourd’hui les quelques 30 000 contribuables - sur 66 millions de Français : on peut sans exagération parler d’oligarchie ! - n’irriguent nullement l’économie réelle mais sont placées pour produire encore plus d’argent et alimentent ainsi tous les circuits de la spéculation, sans même préjuger de nombreux détours dans les paradis fiscaux.

source marianne

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:21

Sarkozy sur France Inter, ou comment pourrir le débat publicSarko3Dans cette campagne, Sarkozy ne jure que par la vérité. Et sur France Inter, où il était invité jeudi matin, il a insisté lourdement sur la nécessaire «précision» qu'il convenait d'avoir dans ses propos ...  tout en s'éloignant gaillardement de la vérité et de la précision dès lors qu'il était question de son adversaire.

En rugby, on dit que certaines équipes ont pour stratégie de «pourrir les ballons», pour nuire à la fluidité du jeu. En politique, c'est le débat public que l'on pourrit en caricaturant à dessein les positions adverses.

1) François Hollande et les riches...

Question de Patrick Cohen : «François Hollande avait dit qu'il n'aimait pas les riches. Il a corrigé ensuite en disant:  je n'aime pas l'argent. Et vous, vous aimez l'argent?»

Réponse de Sarkozy:  «François Hollande a dit qu'il n'aimait pas les riches, il a fixé les riches à 3000 euros par mois».  Patrick Cohen le coupe : «4000 euros».  Sarkozy maintient : «Non, non. Vous êtes un journaliste que j'apprécie beaucoup. Soyons précis. Soyons précis. C'était 3000 ou c'était 4000 euros? A 3000 euros, François Hollande n'aime pas.»

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:58

Très mauvaise semaine pour Nicolas Sarkozy qui espérait dépasser François Hollande dans les intentions de vote des sondages. C’est le contraire qui se passe, si l’on en croit le baromètre IFOP-Fiducial-Paris Match-Europe 1

publié chaque jour à 18 heures. Ce jeudi 1er mars au soir,  Nicolas Sarkozy recule d’un point dans les intentions de vote, à 25,5 %, tandis que François Hollande progresse d’un point, à 29 %. Après avoir été réduit à un point, l’écart est de nouveau de 3,5 points, le même que celui du 17 février, deux jours après la déclaration de candidature du président. Cette mauvaise nouvelle intervient au moment où des manifestants ont fortement perturbé la visite du candidat-président à Bayonne, jeudi.

 

 

Les proches du candidat sont consternés. "C’est une semaine catastrophique. Nicolas Sarkozy revient au point de départ. Pour le PS, c’est une bénédiction et il ne faut pas que Sarkozy tombe dans le syndrome du guerrier blessé", indique un conseiller du président. "Il n'aurait pas dû prononcer le mot 'épuration', cela montre qu'il est à cran", poursuit ce conseiller. "Au PS, ils considèrent que c'est définitivement  gagné et chez nous, Guillaume Peltier [spécialiste des sondages à l'UMP] n'est pas euphorique", confie un autre proche.

"IMPROVISATION DANGEREUSE"

Cette semaine devait être celle où M. Sarkozy continuait d’imposer ses thèmes, avec un discours sur  l’éducation annoncé pour mardi 28. Il a été surpris par le coup de Jarnac de lundi soir : la proposition de François Hollande de taxer les plus hauts revenus à hauteur de 75 %.

Dès le petit-déjeuner de la majorité, mardi, M. Sarkozy dénonce une "improvisation dangereuse" du candidat socialiste. Mais c'est la droite, totalement prise de court, qui doit improviser. Car M. Hollande a fait, à gauche, un coup gagnant similaire à celui joué par M. Sarkozy en 2007, lorsqu'il avait proposé un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, parvenant ainsi à dominer le débat. "Hollande a réussi un coup minable mais démagogiquement efficace", s’afflige Brice Hortefeux.

Dans ce contexte, les propositions de M. Sarkozy sur l’école sont devenues peu audibles. Selon l'institut CSA, ses propositions (moins de professeurs, mieux payés) n'ont convaincu qu'un quart des Français. "Les gens s’en foutent de savoir si les profs sont mieux payés, ils veulent plus de gens pour s’occuper de leur enfants et ne moquent de savoir ce qu’il y a sous le capot".  s'afflige un haut conseiller du président. "La séquence éducation a été un bide", renchérit un autre.

 

Mardi, il a accumulé les déconvenues. Il a fait une bourde, en annonçant que la journaliste française blessée Edith Bouvier avait été exfiltrée de Syrie. A tort. "Je me suis montré imprécis, je m'en excuse auprès de vous", dira-t-il aux journalistes.

 

Puis viendra une troisième déconvenue, la censure par le Conseil constitutionnel de la loi pénalisant les génocides, adoptée dans la précipitation pour s'attirer les bonnes grâces de la communauté arménienne.

S’y ajoutent les cafouillages de ses troupes. Vendredi 24 février, Nathalie Koscisuko-Morizet a commis une énorme bourde, évaluant le coût d’un ticket de métro parisien à plus de 4 euros. Le ministre de l'intérieur, Claude Guéant, a cru utile de qualifier le Front national de "nationaliste et socialiste". Quant à Henri Guaino, la plume volubile du président, il a explosé d’autoritarisme devant le président du conseil général de l’Essonne, le socialiste Jérôme Guedj, au cours d'un débat sur France 3. Le président lui a conseillé de mieux choisir ses émissions et interlocuteurs.


Clash Henri Guaino vs Jerôme Guedj "Taisez-Vous!" par net_scoop

M. Sarkozy, lui aussi, a fait des erreurs. Après avoir attaqué deux actionnaires du Monde sur RTL, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, il a eu la critique de trop, s’en prenant sans la nommer à la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, coupable d’avoir une émission télévisée sur Direct 8.

Au moins le président parvient-il à faire un bon coup, dénonçant jeudi matin sur France Inter l’engagement du directeur de France Culture, Olivier Poivre d’Arvor, en faveur du candidat Hollande. L’attaque, qui a semé le trouble à Radio France, ne suffit pas à rassurer les troupes. "Sarkozy s’est fait chahuter sur France Inter", déplore un membre de l’équipe de campagne.

 

SEMER LA ZIZANIE AU FN

L’on veut encore y croire, avec le meeting de Bordeaux, prévu samedi 3 mars, qui va parler de République et d’immigration et, avant le grand meeting programmatique de Villepinte (Seine-Saint-Denis) du 11 mars, le débat sur France 2 mardi 6 mars. Nicolas Sarkozy devrait affronter Laurent Fabius, et a laissé entendre qu’il avait proposé un duel avec Jean-Marie Le Pen, histoire se semer la zizanie entre le père et la fille. Interrogé par notre confrère Abel Mestre, Jean-Marie Le Pen a indiqué :  "Je ne suis pas candidat, je ne débat pas avec un candidat." A droite, François Fillon et Jean-François Copé se battent pour affronter François Hollande lors d'un prochain débat. C’est acquérir le titre d’avoir débattu avec le probable futur président.

 

Reste enfin le livre de Nicolas Sarkozy, qu'Emmanuelle Mignon a fortement rallongé. "Emmanuelle a rajouté plein de pathos", déplore un membre de l’équipe de campagne. La bataille entre conseillers s’éternise pour, sinon empêcher, du moins repousser sa parution après le début de la campagne officielle. Enfin, si M. Sarkozy choisit finalement de se rendre à l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couchés", ce sera pour l'émission diffusée le 17 mars. le candidat passera les fêtes de Pâques à la Réunion

 

Cependant, la continuité de l'Etat est assurée: les équipes de l'Elysée organisent le déplacement au sommet de l'OTAN à Chicago les 21 et 22 mai. Après les élections.

source le blog monde

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:42

Nicolas Sarkozy s'est "réfugié" au bar du Palais, où il avait par ailleurs rendez-vous avec une délégation de commerçants

Nicolas Sarkozy s'est "réfugié" au bar du Palais, où il avait par ailleurs rendez-vous avec une délégation de commerçants
A Bayonne,rencontre entre Nicolas Sarkozy et une délégation de commerçants, au café du Palais

A Bayonne,rencontre entre Nicolas Sarkozy et une délégation de commerçants, au café du Palais. Le petit sarko fait la gueule

A Bayonne, des échauffourées ont opposé les CRS avec une partie des manifestants

 

A Bayonne, des échauffourées ont opposé les CRS avec une partie des manifestants

A Bayonne, le climat s'est très vite tendu entre les CRS et une partie des manifestants

A Bayonne, le climat s'est très vite tendu entre les CRS et une partie des manifestants
A Bayonne, le climat s'est très vite tendu entre les CRS et une partie des manifestants

A Bayonne, le climat s'est très vite tendu entre les CRS et une partie des manifestants

Le déplacement de Nicolas Sarkozy au Pays basque s'est déroulé dans une ambiance houleuse.

A Bayonne, des échauffourées ont opposé les CRS avec une partie des manifestants

 

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:38

  De nombreux Basques ont manifesté, invectivant le président sortant, en campagne pour sa réélection

  photos du déplacement de sarkozy à Bayonne

 

A Bayonne, des échauffourées ont opposé les CRS avec une partie des manifestants

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:32

Sarkozy perd ses nerfs"

"M. Sarkozy perd ses nerfs. Il sent que sa campagne ne prend pas", estime Elisabeth Guigou après les incidents de Bayonne. Accueilli par des manifestants scandant "Nicolas dégage !" en basque.

 

Les incidents de Bayonne pourraient marquer un tournant dans la course à la présidentielle. Au cours d'une campagne électorale déjà très tendue, Nicolas Sarkozy a franchi un palier dans la guerre des mots. Premier visé : François Hollande, bien sûr, accusé d'avoir annoncé "l'épuration" à la tête de l'Etat - Nicolas Sarkozy faisant ainsi implicitement référence à la période de la Libération et à la traque des personnes ayant collaboré durant la guerre avec les autorités d'occupation nazies.

 

 Mais le président-candidat n'a pas davantage épargné les manifestants qui venaient de le chahuter lors d'une visite plutôt électrique à Bayonne : d'abord qualifiés de "minorité de voyous", ils ont ensuite été assimilés à des "militants socialistes" associés à des "gens de l'ETA", organisation considérée comme terroriste par l'UE et les Etats-Unis, et tenue pour responsable de plus de 800 morts en plus de 40 ans d'attentats pour l'indépendance basque.
 
En l'occurrence, il ne s'agissait pas de membres de l'ETA, mais de militants de diverses organisations basques ; certains étant venus protester contre le projet de LGV (qui cristallise beaucoup d'oppositions au Pays basque), d'autres appartenant à l'association Batera, qui milite, légalement, pour la création d'une collectivité territoriale basque, et regroupe d'ailleurs des élus de droite comme de gauche. "Il est (...) risible que Nicolas Sarkozy traite de voyous et de terroristes des manifestants pacifiques qui n'avaient que leurs cris et leurs tracts comme seules armes, pendant que sa police les chargeait violemment à plusieurs reprises à coups de matraques et de gaz à outrance", a d'ailleurs dénoncé jeudi soir l'association environnementale du Pays basque, Bizi.

 

L'association, dont les militants avaient déployé une banderole au passage de Nicolas Sarkozy, a souligné que "la bronca bayonnaise" était "totalement indépendante de quelque parti que ce soit". En outre, si des militants socialistes étaient présents dans la foule qui a chahuté le chef de l'Etat, il y avait aussi... des militants de l'UMP. Et ni les uns, venus pour brandir le programme de François Hollande au passage du président-candidat, ni les autres, venus pour lui manifester leur soutien, ne semblent avoir pris part aux débordements.
 
Un meeting de Bordeaux centré sur l'insécurité ?
 
Que s'est-il donc passé à Bayonne ? La visite a été, il est vrai, des plus tendues. Dès sa descente de voiture, le président-candidat UMP a été hué par plusieurs centaines de personnes, dont beaucoup de jeunes, qui l'ont accueilli aux cris de "Sarko président des riches !", "Sarkozy dégage !", couvrant largement les "Sarkozy président" de partisans du chef de l'Etat, présents eux aussi pour l'accueillir, mais en moins grand nombre. A une terrasse, des opposants ont déployé une banderole : "Sarkozy, travailler sept jours sur sept jusqu'à 77 ans. Y'a bon la croissance".

 

Dans la foule, des militants PS, dont certains munis du programme de François Hollande, étaient aussi présents, sans participer à ces débordements. La tension est ensuite montée d'un cran. Au milieu d'une foule de partisans criant "Nicolas ! Nicolas !" et de nombreux opposants criant "Nicolas kampora !" ("Nicolas dégage !", en basque), le chef de l'Etat s'est très difficilement frayé un passage dans les rues étroites du petit Bayonne jusqu'au bar du Palais, rue d'Espagne, sous une pluie de bulletins de vote de Batera. Puis vers 16 heures, Nicolas Sarkozy est entré dans l'établissement. Des oeufs ont alors été jetés en direction du bar. Une foule compacte s'est formée devant l'établissement, où des CRS ont été déployés. 

 

Mais la tension avait en fait été perceptible avant même l'arrivée à Bayonne. C'est à Itxassou, au sud-est de Bayonne, qu'elle s'était déjà manifestée lorsque le président avait eu un échange amer avec une agricultrice. Eleveuse de vaches laitières, elle se plaignait de la difficulté de son travail et de ses problèmes financiers. "Enfin, ne dites pas que vous n'avez rien", rétorquait alors le président. "Vous êtes propriétaire de 35 hectares, ce n'est pas rien ! Moi, je ne le suis pas !" Sans se laisser démonter, l'agricultrice répondait : "Oui, mais vous avez autre chose sur votre compte en banque, je veux bien échanger".

 

 

"Franchement, l'incident est clos"


 
Appelé par Nicolas Sarkozy à condamner les incidents de Bayonne, François Hollande a réagi le soir même lors d'un meeting à Lyon en prônant "cohésion", "solidarité", ou encore une "France réconciliée". Il a aussi invité à "ne jamais céder à la violence verbale" ni "physique". "Les incidents sont regrettables, mais le président de la République surjoue l'indignation. Franchement, l'incident est clos", a commenté pour sa part vendredi matin, sur LCI, le député PS de Paris Jean-Christophe Cambadélis. "Il est un peu en difficulté, donc il s'accroche à toutes les occasions de rebondir". Il a jugé par ailleurs "hallucinant" d'entendre Nicolas Sarkozy accuser François Hollande de préparer une "épuration", au cas où il serait élu. "M. Sarkozy perd ses nerfs. Il sent que sa campagne ne prend pas", a renchéri Elisabeth Guigou, députée socialiste de Seine-Saint-Denis, sur Radio Classique/Public Sénat.

 

Reste que l'équipe de campagne du président-candidat compte bien utiliser ces images de cohue, et d'un Nicolas Sarkozy progressant difficilement, protégé par des CRS, au milieu d'une foule hostile, pour replacer le débat électoral sur le thème de l'insécurité - un sujet que le président-candidat connaît bien et maîtrise parfaitement. Nicolas Sarkozy a d'ores et déjà fait savoir qu'il dirait plus longuement son sentiment sur les incidents de Bayonne et sur le déroulement de la campagne présidentielle lors de son prochain meeting électoral, samedi à Bordeaux.

 

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 09:02

Sarkozy informé.jpg

Humour: Sarkozy, lui, ne dit pas n'importe quoi!

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