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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 07:44

Selon le Canard enchaîné, le rapatriement d'Ukraine du fils aîné de Nicolas Sarkozy aurait coûté 32 000 euros à l'Etat.

 

On en sait un peu plus sur le rapatriement de Pierre Sarkozy d'Ukraine, la semaine dernière. Le fils du de la République, parti à Odessa pour donner un concert lors d'une soirée privée, avait été rapatrié mercredi 25 janvier après une hospitalisation suite à une intoxication alimentaire

 

Selon le Canard enchaîné de ce mercredi, le fils du président de la République aurait été ramené en à bord d'un Falcon 50 de l'Etec (Escadron de transport, d'entraînement et de calibration), une unité de l'Armée de l'Air chargée du transport des ministres et du Président, mais aussi de certains évacuations sanitaires. Parti de Villacoublay à 10h04, le Falcon 50 se serait posé trois heures trente plus tard à Odessa, avant de revenir avec le fils du président.

Interrogée par Le Canard, la présidence de la République a assuré que avait «payé par chèque sur ses deniers personnels la somme de 7 632 euros».

Mais selon les calculs de l'hebdomadaire basés sur «les chiffres officiels du ministère de la Défense», l'heure de vol en Falcon coûte 5 600 euros. Un vol de sept heures aller-retour revient donc à 39 200 euros. Entre le coût réel de cette opération et la facture rêglée par le président de la République, il resterait donc 32 000 euros à la charge de l'Etat.

source le parisien

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 07:32
Selon le député PS René Dosière, François Fillon utilise le Falcon 900 de la flotte gouvernementale pour ses week-ends dans la Sarthe, de préférence au TGV, qui met pourtant Sablé à 1h20 de Paris.

Selon le député PS René Dosière, François Fillon utilise le Falcon 900 de la flotte gouvernementale pour ses week-ends dans la Sarthe, de préférence au TGV, qui met pourtant Sablé à 1h20 de Paris. |

René Dosière a encore frappé ! Le député de l’Aisne, apparenté , qui a fait de l’usage de l’argent public son cheval de bataille, publie ces jours-ci « l’Argent de l’Etat, un député mène l’enquête » (Seuil). Le fruit de cinq ans d’investigations pour traquer les dépenses de l’Elysée et du , à coup de… questions écrites : lorsqu’un parlementaire adresse une question écrite à l’exécutif, celui-ci a l’obligation d’y répondre.


La flotte gouvernementale pour aller dans la Sarthe

Ainsi apprend-on que n’a pas attendu l’augmentation de 30% des droits à construire pour s’agrandir : alors que ses prédécesseurs disposaient à Matignon d’un logement de fonction relativement petit (78,4 m2 sous Jean-Pierre Raffarin, 90 m2 sous Dominique de Villepin), l’actuel Premier ministre a poussé les murs et dispose d’un appartement de sept pièces pour une surface totale de 309,72 m2, « pièces de réception comprises ».
 
 « La partie strictement privative est de 213,73 m2 », précise Dosière. Il relève également que le Premier ministre utilise le Falcon 900 de la flotte gouvernementale pour ses week-ends dans la Sarthe, de préférence au TGV, qui met pourtant Sablé à 1h20 de Paris.
 
 « Sa voiture le précède par la route, afin de le récupérer sur le tarmac et le conduire jusqu’à son domicile à Sablé », révèle le député.

Dosière s’est par ailleurs appliqué à calculer le coût de revient d’un ministre (conseillers compris). Il parvient au chiffre de 17 M€ par an (43% pour les frais de personnel, 32% pour la communication, 14% pour le loyer, 6% pour le fonctionnement courant et 5% pour le train de vie). Dosière a encore calculé que l’actuel président de la République passe vingt-quatre heures par semaine en avion. Enfin, Xavier Darcos, ex-ministre de l’Education, est le détenteur d’un record jusqu’ici méconnu : il a effectué en 2009 « 158 voyages en six mois »!
source le parisien

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 06:06

bon mercredi 3d

Bon Mercredi

 

 

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:44

bonne soiree

Gif Bonne Soirée

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:52

Carla Bruni-Sarkozy présente officiellement sa fille Giulia. Pour détendre l'ambiance ou attendrir ceux qui s'apprêtaient à le passer au grill dimanche,sarkozy a  présenté sa fille qui était là avec Carla.

Carla Bruni-Sarkozy et Giulia, à la sortie de la maternité, en octobre dernier
Carla Bruni-Sarkozy et Giulia, à la sortie de la maternité, en octobre dernier SIPA/Lionel Cironneau

Le président de la République et sa femme ont fait la surprise de présenter leur fille à quatre journalistes venus l'interviewer. Les privilégiés, ce sont Laurent Delahousse, Claire Chazal, Jean-Marc Sylvestre et François Lenglet. C'est ce dernier qui a vendu la mèche après l'entretien, raconte Le Parisien. « On a passé une demi-heure avec Nicolas Sarkozy avant l'interview et il semblait assez détendu, bien qu'un peu fatigué. Carla Bruni était présente avec la petite Giulia qu'elle portait contre elle dans une écharpe ».

Cliquez ici !

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:45

« C’est le courage qui donne la force d’agir » serait le prochain slogan de campagne. Sans rire ? Le clip de pré-campagne, dévoilé samedi par Jean-François Copé au Conseil national de son parti à Paris, a rapidement été ridiculisé.

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C'est un curieux clip de pré-campagne que l'UMP a publié samedi 28 janvier. Son titre, le courage donne de la force, serait le prochain slogan du candidat Sarkozy.

La video enchaîne des extraits du débarquement de Normandie, des images officielles du général de Gaulle avec Winston Churchill, puis sur les Champs Elysées le jour de la libération de Paris en 1944, ou avec le chancelier Adenauer. On y voit aussi  André Malraux célébrant Jean Moulin, le chancelier Helmut Schmidt serrant les mains de Valérie Giscard d'Estaing, François Mitterrand avec Helmut Kohl à Verdun en 1984, ou Jacques Chirac rendant hommage aux victimes de la rafle du Vel d'Hiv. On entend Simone Veil présenter la loi éponyme légalisant l'avortement en 1974.

On y voit même quelques extraits du Tour de France et du marathon de Paris, de pompiers luttant contre un incendie de forêt, d'ouvriers ou d'agriculteurs, de soldats français en Afghanistan, une mère retenant son fils de traverser au feu vert, des pêcheurs en pleine tempête.

Quelques verbes apparaissent en surimpression, sans soin particulier sur la typographie (affronter, reconstruire, se dépasser, lutter, travailler, unir, protéger, oser). La musique de fonds rappelle brièvement l'air de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 et son « ensemble, tout est possible ».

Dans ce clip, Nicolas Sarkozy reste étonnamment en retrait. Tout juste apparaît-il au milieu, lisant un hommage funèbre, sous la pluie, devant la tombe de soldats français tués en Afghanistan « vous n'êtes pas mort pour rien car vous vous êtes sacrifiés pour une grande cause ». Puis on l'entend, en voix off, sur l'image d'une petite fille en équilibre sur une barre de gymnastique: « c'est le courage qui donne la force d'agir ».

C'est tout, il n'y a aucune autre illustration de ce quinquennat. Rien que les communicants de l'Elysée n'aient jugé digne de figurer à côté des grands moments depuis la guerre.

Le premier message de ce clip est subliminal: la crise n'est pas de sa faute. Comme la seconde guerre mondiale, la catastrophe vient de l'étranger. La seconde idée est qu'il n'a pas de bilan à proposer sauf quelques discours grandiloquents écrits par Henri Guaino.


Le courage donne la force par ump

Sarkozy a-t-il honte de son bilan ?
Nicolas Sarkozy n'est peut-être pas fier des sommets européens ratés, de l'échec de la régulation financière, de la disparition d'un million d'emplois en 4 ans, des rafles de familles sans-papier à la sortie des écoles, du discours de Grenoble et du ministère de l'Identité nationale, de l'espionnage politique version Squarcini et du dîner du Fouquet's; des légions d'honneur lâchées comme des hochets à ses proches et du colonel Kadhafi reçu en grandes pompes à l'Elysée. Il a sans doute honte de l'envolée de la pauvreté, des morts quotidiennes de sans-abris, de la désindustrialisation accélérée de l'économie.

source sarkofrance

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:22

Dans son livre "L’argent de l’Etat", le député lève de nouveaux lièvres sur les dépenses élyséennes.

Le député socialiste René Dosière AFP

Le député socialiste René Dosière

 

René Dosière n’est pas un député comme les autres. C’est un parlementaire d’investigation. Depuis dix ans, obstinément, l’élu (apparenté PS) de Laon bombarde les ministères de questions écrites, précises, pointilleuses, répétés, puis patiemment recoupe les bribes de réponses, ré-insiste, croise les sources officielles et peu à peu lève un coin du voile sur l’argent de l’Etat.

 

Sa spécialité ? La dissection du train de vie de l’Elysée, un triangle des Bermudes de la République, avant qu’il ne décide d’y mettre son nez. L’enquêteur de l’Assemblée, qui avait révélé les tours de passe-passe comptable du Château sous Chirac, refait les comptes de l’Elysée sous Sarkozy et s’attaque maintenant au train de vie de toute la machine gouvernementale.

Nicolas Sarkozy a-t-il fait la lumière sur les dépenses de l’Elysée ?

Il y a clairement un avant et un après Sarkozy. Il a permis par exemple pour la première fois à la Cour des Comptes de contrôler son budget. C’est est un progrès indéniable et je lui en sais gré. Mais beaucoup reste encore à faire.

Par exemple ?

J’ai dû poser des questions pendant quatre ans sur la garden-party du 14 juillet pour en connaitre le coût total. J’ai fini par avoir le vrai chiffre : 100 euros par tête. Mais au départ, on ne me donnait que le prix du traiteur ! Autre exemple : le ministère de l’Intérieur refuse toujours de me donner des chiffres précis sur le nombre des forces de l’ordre mobilisés lors des déplacements en province du président. Je ne peux que procéder par recoupement. J’arrive à un total de 450 000 euros de frais de sécurité par déplacement. Cela fait cher la poignée de main aux Français.

Les chiffres que l’on finit quand même par vous communiquer, sont-ils fiables ?

Pas toujours. Il est aberrant par exemple que le ministère de la Défense ait affirmé aux représentants de la Nation que le nouvel avion du chef de l’Etat, le fameux Air Sarko One, avait coûté 176 millions d’euros, alors que le vrai montant de la facture se chiffre à 259 millions d’euros.

Vous enquêtez sur l’Elysée mais ne vous aventurez pas sur le terrain sensible du patrimoine du chef de l’Etat.

Parce qu’il est invérifiable ! Chaque président de la République déclare ce qu’il veut en début et fin de mandat. Il n’y a aucun contrôle. Juste des interrogations : comment se fait-il par exemple que les déclarations de patrimoine de Jacques Chirac à l’entrée et à la sortie de l’Elysée soit pratiquement identiques ? Pendant douze ans, toutes ses dépenses étaient prises en charge et il touchait dans le même temps diverses rémunérations que j’évalue au total à trois millions d’euros. Cette somme aurait dû logiquement arrondir coquettement ses économies. Pourtant, elle n’y figure pas. Et personne ne trouve rien à y redire.

Nicolas Sarkozy sera peut-être plus sincère ?

On ne le saura jamais ! En entrant à l’Elysée, il a fait une déclaration conjointe avec son épouse Cécilia. Or, entre temps, il s’est remarié. Sa situation financière a donc évolué. Il sera alors impossible de savoir s’il s’est enrichi ou appauvri du fait de ses fonctions. C’est dommage car cela ouvre la voie aux soupçons.

Après l’Elysée vous vous attaquez pour la première fois aux dépenses du gouvernement. Combien "coûte" un ministre ?

Selon mes calculs, 17 millions d’euros tout compris, avec son personnel et ses locaux. Ce chiffre n’avait jamais été calculé. Pourtant il n’est pas idiot de l’avoir en tête quand on forme un nouveau gouvernement, non ? Si l’on entre dans les détails, on s’aperçoit également qu’un tiers de la somme est consacrée à la communication politique personnelle du ministre, hors campagne institutionnelle de son ministère. N’y a-t-il pas quelques économies à faire sur ce poste ?

Et sur les conseillers de cabinet ?

Aussi. J’avais déjà fait une étude sur le gouvernement Fillon II qui montrait que la moyenne des trois plus hautes rémunérations de cabinet culminait à 11 235 euros mensuels. Mes premières constations sur le gouvernement Fillon III, en fonction depuis novembre 2010, montrent encore une augmentation substantielle de 20 à 30 % des rémunérations. Peut-être que certains membres des cabinets ministériels ont profité de ma première enquête, qui montrait des disparités entre les ministères, pour se faire augmenter. Si cette hypothèse se confirmait, j’en serais profondément désolé.

La palme du conseiller le mieux payé revient-elle toujours à Henri Guaino, à l’Elysée avec plus de 19 000 euros par mois, soit presque l’équivalent du salaire du Premier ministre ?

Je ne peux pas l’affirmer car je n’ai eu accès qu’aux rémunérations des conseillers de l’Elysée classées par administration d’origine. J’ai pu calculer par déduction le salaire individuel d’Henri Guaino car il était le seul originaire de la Cour des Comptes. En me transmettant ces tableaux, la bureaucratie élyséenne a fait un effort de transparence sans le vouloir !

Interview de René Dosière, député PS de l'Aisne par Olivier Toscer

source le nouvelobs

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:00

Sarkozy campagne avec Merkel.jpg

Humour: Angela Merkel votera Sarkozy

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:35

 Ce dimanche soir 29 janvier, Nicolas Sarkozy avait réservé 6 chaînes de télévision nationales (TF1, France 2, iTélé, BFM-TV, LCI, LCP) et deux chaînes internationales (France 24, TV5-Monde). Les deux premières devaient lui assurer une quinzaine de millions de téléspectateurs. L'interview était prévue courte, une heure tout au plus à compter de 20H15, avec 4 journalistes.

Il ne fallait pas trop de questions, et si possible faire oublier la furieuse semaine du rival François Hollande.

Le président Sarkozy voulait récupérer son Triple A.

 
Le Sarkoshow...
Mardi, il livrera ses voeux à la presse, à l'Elysée, pour la seconde fois seulement depuis mai 2007. La dernière fois, le 8 janvier 2008, il avait laissé un grand souvenir: taquin, violent, imprévisible, narcissique, outrancier. Ses conseillers ont mis 4 ans à faire oublier la prestation de leur mentor. Désormais, Nicolas Sarkozy se dépeint comme ce capitaine expérimenté.
 
« C’est le courage qui donne la force d’agir » serait le prochain slogan de campagne. Sans rire ? Le clip de pré-campagne, dévoilé samedi par Jean-François Copé au Conseil national de son parti à Paris, a rapidement été ridiculisé. Le vrai spectacle était pour dimanche soir. Nicolas Sarkozy y jouait son va-tout, un « pari fou », c'était son « grand soir ». Un petit parfum de dictature télévisuelle tant la débauche de moyens télévisés surprit.
 
Claire Chazal et Laurent Delahousse, jugés insuffisamment compétents en matière économique, avaient été secondés de Jean-Marc Sylvestre, ancien chroniqueur libéral de France Inter et LCI passé à i-Télé, et de François Lenglet, directeur de la rédaction de BFM Business qui s'était frotté à François Hollande jeudi dernier. L'Elysée avait prévenu que le Monarque ne répondrait pas aux questions sur sa candidature éventuelle.
 
Quatre journalistes pour une heure d'entretien, le temps était trop court pour que la contradiction fut portée. L'un des journalistes avait été soutenu par Sarkozy quand il fut évincé d'une radio publique. Une autre était restée proche. Des bandes annonces encombraient depuis trois jours les écrans pour faire la pub de ce grand moment. On espérait 15 à 20 millions de téléspectateurs.
 
Des fuites avaient permis d'apprendre l'essentiel dès samedi: une hausse de la TVA, une baisse des cotisations patronales, et un micro-impôt de Bourse.
 
A 20h15, ce  quinzième Sarkoshow commençait donc. « Merci de nous accueillir dans cette salle des fêtes de l'Elysée » débuta Claire Chazal, de blanc vêtue. La salle était immense et richement décorée. Sarkozy semblait Louis XVI interrogé à la veille d'une Révolution.
 
Immédiatement, la journaliste de TF1 s'inquiéta de la dégradation de la note française « qui a ému l'opinion ». Car, précisa-t-elle « les Français sont inquiets sur leur avenir ». Laurent Delahousse, de France 2, résuma le déroulé de cette interview. Un petit groupe d'invités semble coincé au fond de la salle des fêtes.
 
« En tant de crise, je suis là en tant que chef de l'Etat » précisait-il. « Nous avons dû consacrer la totalité du deuxième semestre 2011 à arrêter une crise financière ». Pourtant, rajouta Chazal, « la chancelière allemande vous considère comme en campagne »... Nicolas Sarkozy fit mine d'être surpris. Sarkozy précise qu'elle « ne vote pas en France ». Il bafouilla, « c'est un tout autre sujet ».
 
Lucide sur son bilan ?
Nicolas Sarkozy joua d'abord au protecteur. Rassurez-vous, bonnes âmes, le pire est derrière nous. La preuve avancée fut ... alambiquée : « Je crois que l'on peut dire que les éléments d'une stabilité de la situation financière de l'Europe et du monde sont posée...». Et d'ailleurs, il promit une bonne nouvelle, « un résultat de déficit bien meilleur », 5,3% de déficit budgétaire.. Ouch !... une sorte d' « amélioration des problèmes »... 
 
Avez-vous compris ? Il s'agaça contre Standard and Poor's, et préfère Moody's « qui est deux fois plus grosse ». « Les agitations de Standard & Poors n'ont pas eu plus d'effet sur la France qu'elles n'en ont eu sur les Etats-Unis ». « En ce début d'année, la France emprunte à un taux historiquement bas. La crise financière s'apaise (...) L'Europe n'est plus menacée. »
 
Donc, ajouta-il, « il faut consacrer tous nos efforts à la crise économique », évidemment avec l'Allemagne voisine. «  En France, depuis mi-2008, c'est 500.000 destructions d'emplois. Au Royaume Uni, c'est un million de chômeurs en plus ». Sarkozy mélangeait les statistiques, les destructions d'emplois et le nombre de chômeurs. Un peu plus tard, il accusa le retournement économique de l'été dernier. 
 
Le chômage reculerait au début de l'année, nous assura-t-il. Faux encore, il suffisait d'observer les courbes de la DARES. Le chômage n'a jamais baissé depuis 2008.
 
Les mesures qui font pschitt
« Pour attraper plus de croissance du monde », Nicolas Sarkozy annonça une première décision sur le logement. Et quelle décision ! Les propriétaires pourront augmenter leur surface de 30%... 
« Nous avons décidé que pour les 3 ans qui viennent, tout terrain, toute maison, tout immeuble, verra ses possibilités de construction augmenter de 30 % »
Même Laurent Delahousse fut interloqué: « mais, pour agrandir son logement, il faut des moyens ! ». « Pour répondre à la pénurie de logements, il faut libérer les possibilités de logement » expliqua-t-il. Sarkozy bottait donc en touche. Mais il exclua l'encadrement des loyers, car « plus personne n'achètera ».
 
Seconde mesure, « Nous allons créer une banque de l'industrie sur le modèle d'Oseo » ajoute-t-il, chipant une mesure du programme Hollande. Il y a 4 jours, ses sbires répétaient qu'elle existait déjà. Il faudrait savoir...
 
Troisième annonce, comme un aveu d'échec pour l'un des chantiers majeurs du quinquennat passé de Nicolas Sarkozy, l'apprentissage. Il promit une plus forte sanction contre les entreprises de plus de 250 salariés ne respectant pas un minimum de 4 % de contrats d'apprentissage dans leurs effectifs. « Pour les petites entreprises, c'est plus compliqué ». Un texte sera voté en février. « C'est un effort absolument national ». 
 
Laurent Delahousse demande quand les premiers effets d'une telle mesure se feront sentir. « Mais tout de suite ! » s'exclame le Monarque. « L'avenir des jeunes, c'est dans les entreprises, pas dans les administrations et dans l'assistanat ».
 
Sarkozy zappe l'élection présidentielle
Puis Claire Chazal cite François Hollande et mentionne la TVA sociale. Nicolas Sarkozy s'énerve. TVA sociale ? « Ce mot n'a aucun sens ! Vous ne m'avez jamais entendu le prononcer. » Et il se lança dans une trop longue explication sur les écarts de charges entre la France et l'Allemagne. Selon lui, les charges sociales des salariés français seraient deux fois supérieures que celles des salariés allemands.
 
Parfois, il s'énervait tout seul: « Il faut arrêter que n'importe qui raconte n'importe quoi ». Souvent, il cita l'Allemagne, dont l'amitié est un « trésor », un trésor qu'il faillit abîmer au début de son mandat. 
 
« La décision que le gouvernement proposera au parlement sera d'exonérer la cotisation totale ou partielle des cotisations familiales ou patronales » entre 1,6 et 2,1 SMIC, puis une exonération partielle jusqu'à 2,4 fois le SMIC. Cette mesure, se félicita le Président des Riches, concernera « 97% de l'agriculture, 82% de l'automobile et les deux tiers des effectifs de l'industrie ». Et Sarkozy de rajouter: « Nous enlevons des charges sans toucher aux salaires.» Mais pourquoi donc un tel cadeau, sans distinguer les entreprises qui exportent ou délocalisables des autres ?
 
Ces 13 milliards d'euros seront financés par une augmentation de la TVA: le taux normal, actuellement l'un des plus élevés d'Europe (19,6%) passera à 21,2% au motif d'une baisse légère des cotisations patronales. C'est trop peu pour changer grand chose à la compétitivité des entreprises française, c'est toujours trop pour le panier de la ménagère modeste: « Ca mettra la TVA française dans la moyenne de la TVA des pays européens. » Faux, cette mesure la mettra 1,4 point au-dessus de la moyenne européenne, qui est en de 20,2%.
 
« Les Français sont très lucides. Ce qui les inquiète, c'est quand on leur raconte n'importe quoi.»
 
Seconde augmentation, la CSG sera relevée de 2%, pour un gain d'environ 2 milliards d'euros par an: pour faire bonne figure et couper court à la critique évidemment sociale, le Monarque a ajouté une hausse de la CSG sur les revenus du capital. Trop faible pour changer grand chose.
 
Pour les salariés, comme les non-salariés, l'addition sera donc salée. Une pure perte de pouvoir d'achat. Une de plus. Pour se justifier un peu plus, Nicolas Sarkozy ajouta : « sur les 10 dernières années, la consommation des Français sur les produits importés a augmenté de 50 %, c'est leur droit. »

La hausse de la TVA n'entrera en vigueur qu'en octobre prochain « pour des raisons techniques » d'abord, mais aussi parce qu'il espère, « avec François Fillon », que l'annonce de cette mesure incitera les Français à consommer d'ici et les entreprises à anticiper une baisse de leurs coûts du travail. 
 
Un peu plus tard, François Lenglet rappela 2 critiques sur la TVA sociale, son effet négatif sur le pouvoir d'achat du plus grand nombre, et son insuffisance à véritablement diminuer le coût du travail de manière significative. Le risque d'inflation ? « Aujourd'hui, le risque d'inflation n'existe pas ». Faux ! Lenglet cite l'exemple britannique. « Mais... Ben... le Royaume Uni n'a plus d'industrie » répondit Sarkozy par une pirouette.
 
Faux. Le Royaume Uni, comme le rappela le Monde, a davantage d'industrie que la France. Nicolas Sarkozy avait déjà commis publiquement cette erreur en 2008.
 
« Sur la question de la TVA... d'abord... nous n'avons pas touché le taux médian... » ... Le taux médian ? Nicolas Sarkozy vient d'augmenter le taux réduit de 5,5% à 7% au 1er janvier pour l'essentiel des biens et services concernés.
 
Et la modération des salaires constatée en Allemagne ? s'inquiéta Delahousse... « ça, c'est une autre question » répond Sarkozy. Et il continua sur le risque de délocalisation ... en Allemagne. On n'y comprenait plus rien. Aucun journaliste ne parla du temps partiel subi ni du taux de pauvreté en Allemagne.
 
Avec 32 ans de retard, Nicolas Sarkozy faisait passer une vieille mesure réclamée par l'ancêtre du MEDEF.
 
 
 
Le sens du ridicule
François Fillon écrira « dès demain matin » aux partenaires sociaux pour leur demander de négocier, « dans les deux mois », des accords compétitivité/emploi par entreprise. « Je ne vois pas pourquoi la loi, l'Etat devrait s'immiscer dans un débat responsable à l'intérieur de l'entreprise ». La négociation devra porter sur la modulation de la durée du travail en fonction de la charge de travail. Une manière d'éviter le paiement d'heures supplémentaires. 
 
Une fois conclus, ces accords s'imposeront à la loi, a promis Sarkozy. Claire Chazal rappelle que ces mêmes partenaires sociaux ont refusé cette démarche lors du micro-sommet social du 18 janvier dernier. 
 
Ces grandes annonces faites, Jean-Marc Sylvestre s'indigna de l'ampleur du déficit extérieur. Sarkozy grimaçait presque, puis bafouilla une curieuse explication: « ça passe par fabriquer des produits que les gens veulent acheter ». Mais qu'avez-vous fait en 5 ans de mandat ? se demanda le journaliste.
 
Nicolas Sarkozy défendit un peu mollement son bilan. « J'ai passé toute l'année 2010 à résoudre le problème des retraites. (...)  Et l'année 2009, j'ai fait quoi ? L'autonomie des universités. Et en 2008, j'ai fait le service minimum et réformer les services spéciaux.» Fichtre ! Quel bilan bien résumé. Voici un président spectateur jusqu'au bout. « J'accepte qu'on me dise que j'en ai pas fait assez, mais je croyais que pendant cinq ans le thème c'était : on en fait trop ». Par exemple, « En mai 2007, nous avons mis en place le non-remplacement d'un fonctionnaire à la retraite sur deux. (...)160 000 fonctionnaires de moins en cinq ans, est-ce que c'est déjà arrivé dans l'histoire de la République ? »
 
Mais... rappela le journaliste Lenglet, « l'écart de compétitivité entre la France et l'Allemagne n'a absolument pas baissé pendant votre quinquennat ».
 
« J'ai le sens du ridicule, ce n'est pas à moi de juger mon propre bilan, c'est aux Français.»
 
La formule surprend. Est-ce un lapsus ? Il confia alors qu'une taxe sur les transactions financières serait en place d'ici août. Encore une fois, Sarkozy zappe l'élection présidentielle.
 
Regrette-t-il quelque chose de son mandat ? « Vous regrettez, Monsieur le président, les réductions fiscales du début de mandat ? » s'inquiéta l'un des journalistes. Certainement pas la défiscalisation des heures supplémentaires. Ou la suppression des taxes sur les « petites successions » qu'il s'attribua indument. En août 2007, Nicolas Sarkozy a détaxé les grosses successions, puisque avant sa loi TEPA, déjà 75% des successions étaient exonérées. Tout juste reconnaît-il que la défiscalisation des intérêts d'emprunts immobiliers de la loi Tepa était une « erreur ». 
 
Le mot est lâché, une seule fois. « Mais enfin... le devoir de lucidité, ça compte dans une vie.» Car Sarkozy est lucide. Il laisse à d'autres le soin de préciser qu'il est aussi courageux, bien sûr. « Vous me demandez si en cinq ans j'ai tout réussi. Je suis lucide : non.»
 
De temps à autre, on retrouva son arrogance naturelle. A l'entendre, il fut précurseur sur la réforme des retraites... « Quand on a fait la réforme des retraites, tout le monde nous a critiqués, maintenant toute l'Europe nous suit ».
 
Confessions intimes ?
21h11, les questions économiques sont terminées. « Dans quel état d'esprit vous trouvez vous ? » demanda Claire Chazal. « Je vais vous dire... J'ai bien conscience du ridicule d'avoir des états d'âmes en une telle période de crise » répondit Sarkozy. Le Monarque ne confirme pas la véracité de ses propos Off. « La personne qui a perdu son emploi, qui me regarde, qu'est-ce que ça peut lui faire mes états d'âme ? »
 
 
Est-il candidat ? Sera-t-il candidat ? Quand le dira-t-il ? Le Monarque prit un air pincé, presque contris. « Si un jour je dois rentrer en campagne, je serai le candidat. Et parfois, j'en ai l'impatience quand je vois l'arrogance.» Ah ? Il se lâche.
 
« Chacun devrait comprendre que quand on se met au niveau du caniveau, personne n'y gagne. Chacun d'entre nous, on devrait se respecter.» 
  
A 21h16, le show était terminé. 
 
Nous pouvions reprendre une activité normale.
 
On retint que Nicolas Sarkozy avait conscience d'avoir le sens du ridicule.
source marianne
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 10:25

Humour: Le sauveur

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