info ardennaise et meusienne

Jeudi 9 avril 2009 4 09 04 2009 07:47
Recette: Beignet au gruyère
Pour changer un peu, c'est trés facile à faire :
Ingrédients :
Pour 6 personnes
1 oeuf entier
50 g de beurre
100 g de gruyère
1/2 verre de lait
et de la farine

Préparation :
Faire fondre le beurre
Y ajouter le gruyère rapé, l'oeuf et le lait.
Ajouter la farine jusqu'à obtenir une pâte à étendre au rouleau,
(la pâte étendue doit avoir l'épaisseur de 3 mm environ)
découper de carré de 5 cm
Jetez les dans la friture bouillante - salez et servez chaud
Hebergeur d'images
Par meuse.ardennes
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Jeudi 2 avril 2009 4 02 04 2009 17:03
Rethel 

Là où se nichent les crèches…


 

Les crèches-théâtres géantes et animées s'étalent sur plus de 400 m2 chacune.

Touchés au cœur, cinq Rethélois ont racheté la bagatelle de 600 crèches. Leur objectif : continuer à faire vivre, en Europe, la collection « Paul Chaland », estimée à plusieurs millions d'euros.

UN jour plus tôt, on aurait pu croire à un poisson d'avril. Mais c'est bien la bagatelle de 600 crèches que viennent d'acheter cinq Rethélois.
Loin de la petite crèche en papier mâché, les Rethélois héritaient mardi soir des clefs de la « collection Paul-Chaland », des villages entiers et autres décors grandioses peuplés d'automates.

Pour donner une idée, « si l'on voulait déplacer la collection entière, il faudrait 27 camions grand volume, qui formeraient une colonne d'un kilomètre de long », précise l'ancien propriétaire.
L'histoire de cette compilation démesurée a débuté en 1929. Primo Filippucci, un ouvrier milanais se pique alors de créer une « crèche merveilleuse ».

 Seize ans de labeur plus tard, l'œuvre envahit la place du Duomo de Milan. En 1976, alors journaliste parisien, Paul Chaland croise les regards des personnages de l'œuvre exposée pendant 33 ans. Quinze mètres de long, quatre de profondeur et trois mètres de haut, les mensurations de la belle ne laissent pas notre homme de bois. « Je me disais qui est le fou qui a fait ça ? », se souvient Paul Chaland.

Dans le même temps, son créateur vieillissant se désespérait de voir sa crèche dépérir avec lui. Coup de cœur ou de folie, le touriste parisien s'entiche d'un souvenir un peu plus encombrant qu'un bibelot et reprend alors le flambeau. À fou, fou et demi, l'ex-rédacteur en chef de Paris-Match et directeur de Marie-Claire développe ce patrimoine pendant 33 ans, jusqu'à lui donner son ampleur actuelle, estimée à plusieurs millions d'euros.

 Sept crèches-théâtre géantes, animées entre autres par les voix de Claudia Cardinale ou Marcelo Mastroianni, ont voyagé dans les grandes villes européennes. Soixante-dix pays sont en outre représentés, dans sa collection de 600 crèches du monde entier. « Tout cela devrait faire partie du patrimoine mondial de l'humanité », commentent Paul Chaland et son épouse Odile Verdier.

Le chauvinisme l'emporte
Mais comment des Rethélois ont été se fourrer là-dedans, vous demandez-vous ? À bientôt 80 ans, Paul Chaland songeait depuis quelque temps à passer la main. « Et le 'fou de crèche'a trouvé cinq fous de crèches », note-t-il. Au hasard de leurs pérégrinations, les familles Henneguelle et Vuibert ont elles aussi attrapé le virus. Des Américains étaient bien dans les rangs des acheteurs, mais le doux aiguillon du chauvinisme l'aura emporté.

Toutefois le boudin blanc ne sera pas tout de suite détrôné de sa capitale. À l'orée de ses proportions, la collection ne sera pas rapatriée à Rethel. « Vous avez un local de 4.000 m2 à me proposer, vous ? », souriait Jean-Claude Henneguelle. Loin de séquestrer ce chatoyant patrimoine, une société rethéloise Primfil Europe a été créée pour l'occasion, le 11 mars dernier. Sa mission ? Continuer à faire vivre son trésor, à travers l'Europe. Prochaine étape ? « Lyon, Marseille, Genève… Rien n'est encore signé, mais on veut éclater la collection plutôt que de la laisser dans un entrepôt », précise Jean-Claude.

Si la tradition est respectée, les nouveaux « maîtres des clefs » en prennent à leur tour pour 33 ans. Un âge qui sonne comme une prophétie
source:l'ardennais

Par meuse.ardennes
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 03 2009 07:34
Montcy-Notre-Dame 

Cet écomusée ardennais est ouvert le deuxième dimanche du mois.

L'écomusée du linge de Montcy-Notre-Dame est l'occasion de replonger dans le passé des lavandières du village.

 

«L'EMOTION de l'enfance retrouvée. Félicitations à la richesse de l'expo et à la patience des personnes ayant fait les recherches. »
« Que d'heures, que de patience avaient-elles, ces dames quand, le soir, sous la lampe baissée à hauteur des yeux, elles brodaient en chantonnant avec cœur pour que d'autres dames aient de beaux atours. » « Etant petit-neveu de trois laveuses, j'ai bien connu ce métier.

 C'est une excellente idée d'avoir reconstitué le cadre et tous les ustensiles de l'époque. »
Voici quelques témoignages élogieux lus sur le livre d'or de l'écomusée du linge de Montcy-Notre-Dame, une petite commune ardennaise située dans la banlieue de Charleville-Mézières.
Inauguré le 26 septembre 1990, ce musée voulu par l'ancien maire, Robert Bucheler, et désormais géré bénévolement par une association locale, préserve la mémoire des quelque 170 lavandières recensées entre 1770 et 1870 à « Montcy-les-linges ». Il vient de rouvrir ses portes jusqu'au mois d'octobre.

« A une certaine époque, Montcy comptait beaucoup de sources, ce qui explique l'existence d'une multitude de petits lavoirs dans les caves, les dépendances ou à flanc de coteau des maisons. Et la présence des lavandières. Elles lavaient pour les élégantes bourgeoises de Charleville mais aussi le gros linge des hôtels, restaurants et collectivités de Charleville alors ramassé par un cheval et une voiture », rappelle Monique Fortin, 82 ans, qui assure l'accueil avec l'aide de Danièle Goudart.

C'est en
retraçant l'univers de cette micro-économie locale et en montrant leurs outils et leur production que ce musée permet d'effectuer un magnifique bond dans le temps.
Les visiteurs (1 000 lors de la dernière saison) peuvent ainsi musarder à travers les multiples objets acquis au fil des années par le regretté Robert Bucheler ou par des dons de particuliers.
Lavoir, machines à coudre, fers à repasser, lessiveuses, broderies, machines à linge, tels sont les trésors réunis ici.

Nostalgique, Robert, un Montcéen, a du mal à cacher son émotion tellement ces lieux ravivent des souvenirs de jeunesse. « C'est toute mon enfance et mon adolescence qui rejaillissent. Garder tout cela en mémoire et se souvenir du quotidien féminin de jadis à travers un musée ludique et didactique est une bonne chose

Fernand, son voisin, privilégie l'aspect pédagogique : « Une exposition qui a le mérite de mettre l'accent sur le savoir-faire et la méticulosité de nos grands-mères tout en permettant aux femmes d'aujourd'hui, de mesurer avec plaisir le chemin parcouru ».

Une visite qui est aussi un témoignage d'une vie fastidieuse. « Le plus beau cadeau fait aux femmes, c'est la machine à laver », estime un autre signataire du livre d'or. On n'ira pas jusqu'à accréditer cette idée…

Pascal Remy
L'écomusée est ouvert jusqu'en octobre tous les 2es dimanches du mois de 14 à 18 heures au 1, rue Victor-Hugo à Montcy-Notre-Dame (Ardennes). Tél. 03.24.33.30.60 et 06.69.23.06.95. Entrée : 2 euros (adultes), 1,50 euro (8

à 18 ans).
sourcel'ardennais

Par meuse.ardennes
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Mardi 24 mars 2009 2 24 03 2009 11:16
Charleville-Mézières  

TVA à 5,5 % : ce qu'en pensent les restaurateurs

François Béguin : « Rien ne sera imposé aux restaurateurs. »

Très attendue par les restaurateurs, la TVA à 5,5 % devrait pouvoir donner un nouveau souffle à cette profession. Notamment au niveau de l'embauche, selon la plupart d'entre eux.

 

Aux fourneaux de l'auberge du Laminak, à Montcy-Notre-Dame, depuis bientôt quatre ans, André Vaquero est, bien sûr, favorable à une TVA à 5,5 %, même s'il estime qu'en ce qui le concerne, elle ne pourra pas avoir d'effet sur les prix.

« Je n'ai jamais compris la différence entre une pizzeria qui fait des pizzas à emporter et qui bénéficie d'une TVA à 5,5 % et un restaurateur qui, lui, se voit imposer une TVA à 19,6 %. La première travaille avec un coefficient 6 ou 7, le deuxième avec un coefficient 3. Ce matin, j'ai acheté des saint-jacques chez le poissonnier du centre-ville. Si je paye la portion 5 euros, avec un coefficient 3, je la revends 15-16 euros en comptant la préparation.

 En dessous, je ne peux pas. J'essaie déjà de tirer les prix au maximum. En revanche, j'espère que ça pourra profiter à l'emploi ».
Christophe Mélin, le chef de La Clef des Champs, rue du Moulin, a déjà anticipé l'éventuelle baisse sur les prix que pourrait lui permettre une TVA à 5,5 %.

« Actuellement, je remets un avoir de 10 % du montant de la facture à mes clients, à valoir sur un prochain repas. Pour l'instant, c'est moi qui le sors de ma poche mais avec une TVA à 5,5 %, je pourrais continuer à faire ce type de réduction. Pour ma part, compte tenu de la crise, je ne pense pas qu'une baisse de la TVA aura des effets immédiats sur l'emploi. Elle en aura davantage sur les prix ou sur l'investissement. Ce qu'il faut d'abord, c'est attirer les clients ».

Les cafetiers aussi
Elodie Fétrot, qui tient le restaurant Au tout va bien, avenue d'Arches, avec son compagnon Vincent Bauduin, se

montre plus circonspecte.
« On sera bien sûr très content si la TVA baisse, mais on attend de voir quelles seront les contreparties demandées. D'autant qu'on entend parler d'une éventuelle diminution des aides à l'emploi dans la restauration. Pour nous, je pense que ça pourrait plutôt avoir des répercussions positives sur l'embauche car on est toujours un petit peu juste en personnel ».

Même analyse chez Pascal Paillas, le chef de La Papillote, rue d'Aubilly.
« Actuellement, on ne peut même pas répercuter les augmentations que nous subissons au niveau des produits ou de l'énergie, en raison de la crise. En revanche, je pense qu'une TVA à 5,5 % pourra avoir un effet sur l'embauche ».

Président départemental de l'union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), François Béguin se veut, quant à lui, rassurant.
« Pour l'instant nous en sommes au stade de la concertation. Si le projet de TVA à 5,5 % aboutit, on nous demandera des contreparties au niveau de l'embauche, de la baisse des prix, de l'augmentation des salaires et de l'investissement. Mais rien ne sera imposé aux restaurateurs. Pour donner un exemple, avec une TVA à 5,5 %, une entreprise qui fait 200.000 euros de chiffre d'affaires, gagne 20.000 euros de TVA ».

Les restaurateurs ne sont d'ailleurs pas les seuls concernés.
« Les cafetiers sont concernés aussi, puisque toutes les boissons non alcoolisées, qui sont actuellement soumises à une TVA à 19,6 % à la revente, bénéficieront elles aussi d'une TVA à 5,5 % », rappelle le président ardennais de l'UMIH.

source l'Ardennais

Par meuse.ardennes
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Lundi 23 mars 2009 1 23 03 2009 07:49
Revin  

Feu à l'école Bouverie :
une personne évacuée


Important dégagement de fumée dans les couloirs de l'école. Intervention spectaculaire des sapeurs-pompiers. Plus vrai que vrai… Heureusement, ce n'était qu'une manœuvre…

Les pompiers sont intervenus vendredi après-midi à l'école primaire Bouverie. Ils ont évacué une personne, bloquée au premier étage.

IL est 14 h 25 à l'école élémentaire de la Bouverie, rue Charles-Adam. Une épaisse fumée envahit les couloirs. Un peu plus d'un quart d'heure plus tard, une enseignante du premier étage ouvre la porte de sa classe et aperçoit le rideau de fumée.

Comme le veut la procédure, elle demande à ses élèves de sortir dans le calme et de se diriger vers la sortie.
« J'ai déclenché tout de suite l'alarme, mais on ne voyait rien, strictement rien, on rampait dans les escaliers » témoigne-t-elle.
Pendant ce temps-là au rez-de-chaussée, une autre institutrice qui a entendu l'alarme et vu l'épaisse fu- mée au niveau de sa salle de classe a choisi de confiner les élèves.

« J'ai opté pour cette solution, car c'est ce que nous avaient conseillé les pompiers lors d'une récente visite à l'école », explique l'enseignante après coup.
« J'ai demandé à mes élèves de rester au niveau du sol ». La directrice de l'école a immédiatement prévenu les pompiers. En quelques minutes les soldats du feu sont arrivés avec un fourgon pompe-tonne et la grande échelle. Sur place, les pompiers s'aperçoivent qu'il faut évacuer une personne bloquée au premier étage de l'éco-le. C'est la conseillère d'éducation pédagogique de Revin.

« Au départ j'avais un peu peur, car il y avait du vide entre la fenêtre et l'échelle », témoigne la conseillère.
« Les pompiers ont alors rapproché l'échelle puis je me suis laissée aller, les pompiers m'ont mis un casque sur la tête, et je suis descendue par la grande échelle, finalement ça a été, même si j'ai un peu le vertige ».
A 15 h 30, tout le monde dans l'école savait alors que ce déploiement de moyens, n'était qu'une manœuvre. Un exercice destiné à détecter les failles de procédure.

Après l'intervention, les pompiers sous les ordres du sergent-chef Husson ont pu noter que ni les enfants ni les enseignants n'ont paniqué.
« Vous êtes restés calmes, groupés, vous avez suivi les consignes de vos maîtresses, c'est exactement comme cela qu'il faudra faire si un jour, il y a un véritable incendie dans l'école », ont déclaré les pompiers.

Mais tout ne s'est pas passé comme l'avaient prévu les organisateurs de cette manœuvre. Les élèves et les instituteurs ne se sont pas aperçus de la fumée tout de suite, il a fallu leur donner un petit coup de pouce.
Une intervention qui n'existera pas en cas de véritable incendie. « On met toujours du temps à s'apercevoir de la fumée lors d'un feu », précise le sergent-chef Husson. « C'est bien souvent ça le problème ».
Cette intervention s'est déroulée en présence des membres de l'atelier santé ville et de l'adjointe au maire Renée Nivelet.
source:l'ardennais

Par meuse.ardennes
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 03 2009 07:38
Thilay  

 

Sans cette immense bâche, qui leur donne le cafard, les Robinet ne pourraient même pas habiter leur chalet, car l'eau coule sur les installations électriques. En médaillon : des étais comme ceux-ci, dans tout le logement, retiennent la charpente qui s'affaisse, faute de mur porteur.

Thierry et Marie-Claude Robinet, avec leurs enfants, vivent au milieu d'un chantier inachevé, à l'abri d'une immense bâche qui laisse passer la pluie. Grâce au Cal-Pact des Ardennes et à une chaîne de bonnes volontés, leur cauchemar sera bientôt terminé.

 

HABITER au bord de la Semoy, dans un joli chalet de bois, en famille, ce devrait être le bonheur. Pourtant, depuis près de dix ans, Thierry, Marie-Claude, Stéphanie, Lætitia, Léa et Kévin Robinet, qui demeurent au 3, Grande-rue, à Nohan-sur-Semoy, sorte de « hameau » de Thilay, pleurent chaque jour de dépit.

 Mêlant leurs larmes à l'humidité de leur cadre de vie. Victimes d'un escroc actuellement en fuite, un nommé Federico Ceccantini, de Maubert-Fontaine, dont nous avions parlé le 22 janvier dernier, après qu'il ait été condamné à deux ans de prison, pour avoir « soustrait » 150 000 € à une héritière trop crédule de Bosseval-et-Briancourt.

 Les Robinet vivent en effet, depuis 2000, dans un chantier qui n'a jamais été terminé par celui-ci, protégés tant bien que mal de la pluie ou de la fonte des neiges, sous une immense bâche noire qui leur file le cafard, chaque fois qu'ils lèvent les yeux. Installés dans la localité en 1996, ils y avaient fait construire un petit chalet de 64 m2, alors suffisant pour abriter le couple et ses deux filles.

 Ils s'étaient adressés à un vendeur de Bazeilles et c'est une entreprise normande qui avait réalisé les travaux. Tout s'était bien passé. Mais, quatre ans plus tard, Marie-Claude étant tombée enceinte de jumeaux, les Robinet décidèrent de faire agrandir leur domaine et de le porter à 110 m2, avec deux chambres et une salle à manger en rez-de-chaussée et une extension de la cuisine. Tout naturellement, ils retournèrent vers les mêmes fournisseurs.

 Mais, si l'enseigne de Bazeilles existait toujours, ce n'était plus de cas pour la normande. Ce fut alors que le vendeur bazeillais (il est mort depuis, paix à ses cendres) leur présenta, comme étant un ami « digne de confiance », le fameux Ceccantini, susceptible de mener leur chantier à bien. Or, c'est à partir de là que les ennuis commencèrent. Car les travaux furent menés en dépit du bon sens, hors respect de toute norme, par des ouvriers manifestement non qualifiés, qui d'ailleurs finirent par ne plus venir du tout et pour cause, Ceccantini qui avait encaissé les « avances » des Robinet, s'étant mis en cavale sans les payer, rattrapé par d'autres affaires véreuses.

 Il se révéla alors que le toit, à la pente insuffisante car mal calculée, avait été recouvert de « tuiles » en caoutchouc issu de pneus recyclés ! Que les cloisons suitantes, faute de mur porteur, pliaient sour leur poids. Qu'il fallait, de toute urgence, soutenir les charpente par des étais ! Que les gouttières, mal fixées, favorisaient les infiltrations ! Thierry Robinet, qui est « du bâtiment » s'efforça bien, un temps, de rafistoler ce qui pouvait l'être.

 Mais c'était trop tard. Toute la partie concernant l'extension prévue, se révéla totalement inhabitable, en raison de son humidité constante et des odeurs de moisissure, et surtout dangereuse, l'hygrométrie ambiante s'accordant mal avec les installations électriques, par ailleurs mal isolées. D'où la fameuse bâche

noire, pour tenter, au moins, de préserver la surface initiale… G.G.-M.

 

 

********************

 

La solution : une « auto-réhabilitation »

 

 

Alors, bien sûr, il y eut expertises et procès, que les Robinet gagnèrent jusqu'en appel, en raison du trouble de jouissance de leur extension insalubre et dangereuse. Mais, bien que lourdement condamnés, Ceccantini et sa femme Sylvie, « gérante » de sa pseudo-entreprise de bâtiment, n'ont évidemment jamais versé un sou, tandis que leurs victimes, qui avaient emprunté pour faire les travaux sont, elles, surendettées.

 Ayant frappé à toutes les portes, du maire de leur commune jusqu'à… l'Elysée, tellement leur situation était devenue ubuesque (Marie-Claude, par exemple, qui gardait des enfants à domicile a perdu son agrément pour cause d'insalubrité !), les Robinet ont heureusement fini par être entendus. L'Anah (agence nationale pour l'amélioration de l'habitat) a, en effet, alerté le Centre pour l'amélioration du logement Pact des Ardennes, membre d'un réseau national associatif, dont l'un des objectifs est précisément de combattre l'habitat insalubre et indécent.

 Sous l'impulsion d'Alain Duval, qui dirige le Cal-Pact 08, une formidable mobilisation s'est alors organisée, pour essayer d'aider ces pauvres gens à s'en sortir et trouver les montages financiers pour y parvenir. Outre les déjà cités, sont ainsi entrés dans le jeu, le Conseil général, la Caf, la Sacicap (société de crédit immobilier), l'Opah de Semoy-Rives de Meuse et la municipalité de Thilay, qui va délivrer un nouveau permis de construire, le tout sous l'œil bienveillant du préfet. Et cela va ainsi déboucher sur une expérience tout à fait originale, car le Cal Pact 08 a proposé une formule unique, à ce jour, dans le nord-est de la France : une « auto-réhabilitation » encadrée.

 Ayant mené à bien l'ingénierie financière, pour l'acquisition des matériaux, en accordant aux Robinet un prêt à très bas taux, le Cal-Pact va en effet, maintenant, mettre à leur disposition un architecte salarié de cet organisme, ainsi qu'un bénévole technicien du bâtiment. Car c'est Thierry Robinet lui-même, vu qu'il est charpentier de métier et qu'il s'y connaît bien en électricité et en plomberie, qui va réaliser les travaux, de ses propres mains. Et donc procéder, lui-même, à la réhabilitation de son chalet, après démontage de toute la partie sinistrée.

 Alain Duval croit dur comme fer à la réussite de ce dossier. Il est même certain, car il a pu jauger les Robinet de son œil d'humaniste militant, que le chantier sera rapidement mené à bien. Que le bonheur reviendra alors sur les bords de la Semoy, pour cette famille éprouvée. Et que le petit Kévin Robinet, 8 ans, ne dessinera plus, à l'école, « des maisons cassées », comme il le fait aujourd'hui, signe bouleversant de son profond traumatisme, d'avoir grandi dans un chantier…
source:l'union

Par meuse.ardennes
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 01 2009 08:42

Charleville-Mézières 


Chez les Ardennais de ma génération, rien de mieux qu’une vague de froid polaire pour nous déposer sur les rivages de notre enfance. Souvenirs sélectifs !

Oubliés, les morsures de la bise affrontée en culottes courtes, l’onglée, les pinçons, les lèvres cramoisies, les pieds glacés, les mains gercées, les dents qui claquent. Oubliée la paille qu’il fallait allumer pour faire fondre l’eau gelée du coleau (borne-fontaine).

 Ah, la tendresse des fleurs de givre sur les carreaux, le ronron du poêle à bois, la brique brûlante enveloppée d’un journal roussi et que l’on glissait dans le lit pour se réchauffer les dôyes ! Yauque les descentes en bayau (traîneau), les batailles de boules de neige !

Et les glissades sur les rigoles de purin gelé ! Quand les semelles en bois de nos chaussures en carton bouilli y rendaient l’âme, nous savions ce qui nous attendait à la maison. Une mémorable dégelée !
Yauque, nem!
Yanny Hureaux
source: l'ardennais

Par meuse.ardennes
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Samedi 3 janvier 2009 6 03 01 2009 08:39

Charleville-Mézières


Franck Charlier, charcutier à Revin, est un des rares à avoir bien travaillé cette année.
Le marché de Noël a baissé le rideau dimanche soir. Pour la plupart des commerçants, le bilan est moins bon que l'an dernier. La faute à la crise et au manque d'animations.

LA famille Profit est une fidèle du marché de Noël carolo et cette année encore, elle occupait plusieurs stands. Lucie estime à près de 20 % la différence de chiffre d'affaires par rapport à l'an dernier mais reviendra malgré tout l'année prochaine parce que « ça fait partie de la tournée ».
En cause, selon elle, le manque d'argent, lié à la crise financière. Auquel s'ajoute selon Paul, son mari, le manque d'animations.
 
« On aime bien ce marché. On le fait depuis le début. Mais cette année, ça manque de féerie, de lumières. Regardez : il y a un grand espace vide au milieu de la place. L'an dernier, on avait un petit orchestre qui passait tous les jours. Là, ça fait trois jours qu'on n'a même plus de speaker. »

La sévérité de la police municipale, par rapport au stationnement, est également mise en cause. Dans un des chalets, un PV à 35 euros a été épinglé. Histoire de montrer que cette sévérité n'a pas épargné les commerçants eux-mêmes.

Pour Josette Piermée, de Haybes, qui vendait des peluches, les difficultés de stationnement ont pu effectivement avoir une incidence sur la fréquentation mais c'est surtout la conjoncture qui explique la baisse de 30 % constatée cette année.
 
« Les gens, s'ils sont deux euros, ils préfèrent les mettre dans le manège pour les enfants ».
Juste à côté, Charlie Fradet, qui proposait des statuettes en tous genres, dresse un bilan un peu moins pessimiste.
« Quand on va tirer le trait, à 50 euros près, on aura fait pareil que l'an dernier ». Cécilia Henriet,  de Nouzonville, participait pour la deuxième fois au marché de Noël avec ses collections de bagues, de montres et de parures.

Une tonne de boudin
Et si elle reconnaît avoir fait « un petit moins bien que l'an dernier », elle observe que c'est pendant la dernière semaine qu'elle a le plus travaillé.
Fidèle depuis le début, Mario Bollotte, de Charleville-Mézières, proposait gaufres, beignets et hamburgers. Et il annonce quant à lui un chiffre d'affaires inférieur de 40 % à celui de 2007. La faute au manque d'argent et aux difficultés de stationnement, selon lui.
 
Quant à Mickaël Noël, venu avec une pêche aux canards, il découvrait le marché de Noël pour la première fois et l'a jugé « moyen » par rapport à d'autres, comme ceux de Troyes ou de Nancy. Mais il se dit prêt à revenir l'année prochaine.
 
Dans ce concert de propos un peu désabusés, la voix de Franck Charlier fait presque figure d'exception.
Le charcutier de Revin est en effet l'un des rares à confier avoir mieux travaillé que l'an dernier, avec une hausse des ventes de plus de 30 %. Au total, il aura vendu 500 kg de boudin blanc et autant de boudin noir.
« Ca fait neuf ans que je viens ici. Je crois que le fait de préparer le boudin noir devant le client, ça joue sur les ventes. Vous arrivez de la rue piétonne, vous sentez déjà l'odeur ».
 
Tout en parlant, il sert un couple de Vendéens attiré par sa vitrine réfrigérée, où son boudin noir côtoie différentes sortes de boudin blanc, du fromage de tête et de la terrine Rimbaud. Noël ou pas, la charcuterie ardennaise reste une valeur sûre.
source: l'ardennais
Par meuse.ardennes
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Mardi 30 décembre 2008 2 30 12 2008 07:41

Fère-Champenoise 


Collégiens et entrepreneurs en même temps, c'est possible. 14pt;">Y'a pas de crise qui tienne. Ces collégiens de Fère ont décidé de lancer leur entreprise. Soutenus par une association, des enseignants et un professionnel, les voilà patrons.

 ICI, les PDG ont 14 ans. Et se contentent, faute de profond fauteuil de cuir, d'une table et d'un bureau d'écolier. Quatre collégiens fertons, élèves en classe de 3e au collège Stéphane-Mallarmé, viennent de monter leur entreprise. Jason, Julien, Maxence et Clémentine, président depuis la mi-novembre aux destinées de leur « boîte », baptisée Arbor'essences.
 
Deux heures par semaine
Une mini-entreprise, mais une vraie entreprise quand même. La bonne idée de ces jeunes : la réalisation et la vente de collections pédagogiques d'arbres, d'arboretums, en kit, prêts à planter et à utiliser. Pas mal, pour des entrepreneurs en herbe, qui travaillent deux heures par semaine sur ce projet, car il y a les cours à côté. Les quatre adolescents ont des rôles bien définis. Chacun s'occupe d'un service, le PDG a été élu par leurs soins. Nickel question organisation.

Et le boulot ne manque pas. Voilà deux semaines qu'ils planchent sur leur stratégie commerciale. Suivra la réalisation d'une étude de marché qui orientera le choix du produit.
La bande des quatre collégiens va devoir constituer le « mini » capital de leur entreprise en sollicitant des actionnaires, car la mini-entreprise fonctionne sous la forme d'une société anonyme.
« À chaque fois que nous rencontrons quelqu'un, racontent-ils, nous essayons de lui faire acheter quelques parts de notre entreprise. » Avis aux amateurs, l'action vaut pour le moment quatre euros.
 
Les collégiens vont
 aussi avoir la lourde tâche d'élire le conseil d'administration de leur société anonyme Et bien sûr, ils leur incomberont d'assurer la bonne marche de leur société, avec la gestion, la production, la commercialisation.
 
Mmes Villaréal et Cardot, professeurs et M. Frégnaux, directeur de l'entreprise SCDC d'Orbais-l'Abbaye, qui suivent les collégiens dans le cadre de ce projet, feront-ils partie de ce conseil d'administration ?
 
Conseils de professionnels
Car les jeunes sont épaulés par leurs enseignants et un chef d'entreprise dans cette expérience de mini-société. Expérience qui se réalise sous l'égide de l'association Entreprendre pour apprendre.
Cette structure est une fédération nationale d'associations dont le but est d'initier les publics scolaires à la vie économique. Elle contribue à la création de mini-entreprises établissements scolaires. Comme à Fère donc.

« Ce que nous apprécions le plus, assurent ces jeunes entrepreneurs, c'est que l'entreprise est complètement différente des cours. »
Clou du projet : Les élèves ont par ailleurs la possibilité de reverser une partie de leurs bénéfices à une cause caritative. Bill Gates peut aller se rhabiller.
source: l'ardennais
Par meuse.ardennes
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Mardi 9 décembre 2008 2 09 12 2008 11:14

Sedan 

!

Saint Nicolas a ouvert les festivités samedi après-midi.

Le traditionnel marché de Noël sera installé place d'Armes, à compter de mercredi pour une durée de quatre jours. Les animations de rue seront plus nombreuses cette année. C'EST ce brave saint Nicolas qui, samedi après-midi, a donné le top départ des animations de Noël mises en place conjointement par la Ville et l'Union commerciale.
 
Malgré la grisaille, la bruine et le froid, des dizaines d'enfants, accompagnés pour beaucoup de leurs parents, ont emboîté le pas à la carriole du vénérable vieillard à la barbe blanche, pour profiter de sa légendaire générosité lorsqu'il s'agit de distribuer des confiseries.
Après avoir sillonné tout le centre-ville sur sa « calèche », saint Nicolas s'est retrouvé à la case départ, à savoir place de la Halle, pour partager avec les enfants un « goûter plein air », tandis qu'un clown sculpteur de ballons faisait son numéro.
 
Demain, place au marché de Noël qui, durant quatre jours, sera installé sur la place d'Armes. Ce sera donc ambiance vin chaud et gaufres au sucre durant quatre jours, avec possibilité d'acheter des petites babioles de Noël qui feront obligatoirement plaisir à quelqu'un (mais si, réfléchissez bien…).
Remy Bricka
Au milieu de ce « village », les enfants ne seront pas oubliés puisqu'ils auront droit à plusieurs représentations du spectacle Guignol et le petit pot de crème, donné, sous chapiteau, par la compagnie « On regardera par la fenêtre ». Le père Noël va également prendre du service dès demain en s'installant dans son chalet place de la Halle, où les enfants pourront aller passer commande, après avoir expliqué au gentil monsieur venu de sa Laponie profonde, qu'ils ont été sages comme des images.
 
Les animations seront également nombreuses dans les rues, l'UCI ayant choisi de consacrer une bonne part des 45.000 € du budget de Noël, aux spectacles de rue. En résumé, il se passera tous les jours quelque chose dans les rues de la ville entre le 14 et le 24 décembre, à raison de quatre ou cinq animations quotidiennes : maquillage festif par la Cie Enfantillage, orgue de barbarie, échassier-jongleur, Roméo l'automate, un cracheur de feu, clowns, sans oublier Christophe et Pataquiche, deux magiciens qui vont vous en mettre littéralement plein la vue. Vous n'allez strictement rien comprendre… Ils sont hallucinants ces deux-là !

À ne surtout pas rater le samedi 20 décembre, la « déferlante » des musiciens et des danseurs du Tropic Carolo Combo. Peu importe le temps qu'il fera, Sedan va vivre au rythme de Samba durant toute l'après-midi. On dansera avec des bonnets et des moufles s'il le faut, mais on dansera.
 
Autre bonne surprise, la venue de Remy Bricka. Vous savez, ce chanteur poly-instrumentiste qui joue de tout en même temps : guitare, grosse caisse, cymbales, tambourin, harmonica flûte, etc. Souvenez-vous, dans les années 70, il avait fait un tabac avec La vie en couleur.

Sachez enfin que l'UCI organise un jeu, selon le principe du ticket à gratter chez les commerçants, qui vous permettra sans doute de sabrer le champagne. En effet, pas moins de mille bouteilles sont à gagner.
Un « concours du plus beau dessin » sera également ouvert aux enfants de maternelle et de primaire. Il suffit de déposer son dessin au chalet du père Nöël. Il y a tout de même 2.000 € de cadeaux à gagner. À vos pinceaux les loupiots     source: "l'ardennais"
Par meuse.ardennes
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