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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 10:19

 

 

Ministre de l'Intérieur, procureur, directeur de la Police nationale, patron des renseignements Français, ex-conseillers, tous ont des postes à hautes responsabilités. Tous ont été inquiétés par la justice...

Philippe Courroye

Frédéric Péchenard

Bernard Squarcini

Brice Hortefeux

Nicolas Bazire

Thierry Gaubert

 

Philippe Courroye

Le procureur de Nanterre connait Nicolas Sarkozy depuis longtemps. Ils se sont rencontrés pour la première fois il y a plus de dix ans, lors de la traversée du désert de l'actuel président de la République, consécutive à la défaite de son mentor Edouard Balladur à la présidentielle de 1995. Nicolas Sarkozy le promeut officier de l'Ordre national du Mérite le 24 avril 2009.

En pleine affaire Bettencourt, c'est lui qui adresse aux enquêteurs "des réquisitions" afin d'identifier les sources de trois journalistes du "Monde", Gérard Davet, Jacques Follorou et Raphaëlle Bacqué. Il réclame l'examen des factures détaillées ("fadettes") correspondant à leurs téléphones, après des fuites dans le quotidien du soir au sujet d'une perquisition ordonnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez, avec qui il est en conflit ouvert.

En agissant ainsi, Philippe Courroye a enfreint la loi sur la protection des sources des journalistes. La Cour de cassation l'a confirmé début décembre, rendant possible une nouvelle convocation du procureur de Nanterre par la juge Sylvia Zimmermann, qui instruit l'affaire des "fadettes".

Philippe Courroye a été mis en examen dans cette affaire, a-t-on appris mardi 17 janvier. 

Frédéric Péchenard

Les liens de Frédéric Péchenard avec l'actuel président de la République remontent à loin : enfants, le chef de l'État et le "super-flic" ont grandi dans la même rue, à Paris. Son ascension fulgurante, Frédéric Péchenard la doit à son ami. À peine élu à la tête de l'État, c'est lui qui le nomme à la tête de la direction général de la Police nationale. "Il est évident que, sans lui, je ne serais pas là où je me trouve", reconnait celui qui fut avec Nicolas Sarkozy aux premières loges de la prise d'otage de la maternelle de Neuilly par "Human bomb", en 1993.

C'est Frédéric Péchenard qui a ordonné en juillet 2010 au patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, d'identifier la source du journaliste du "Monde", Gérard Davet, dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Il l'a reconnu fin octobre au micro de France Info, d'un simple "oui". Le patron de la police nationale venait d'être entendu comme témoin assisté par la juge Sylvia Zimmermann, chargée d'instruire l'affaire dite des "fadettes". "Je n'ai commis aucun acte illégal", martèle-t-il.

Bernard Squarcini

Le "squale" rencontre Nicolas Sarkozy en 2002, quand l'actuel président de la République est nommé place Beauvau. Homme de confiance du chef de l'État, connu pour son professionnalisme, Bernard Squarcini, 55 ans, est celui qui a mené à bien l'arrestation d'Yvan Collona. Il est nommé au poste de directeur central du renseignement intérieur (DCRI) dès sa création, en 2008.

Bernard Squarcini a été mis en examen en octobre, après convocation par la juge Sylvia Zimmermann dans le cadre de l'enquête sur la violation du secret des sources au journal "Le Monde", notamment pour "atteinte au secret des correspondances" et "collecte illicite de données". Il est notamment accusé d'avoir, sur ordre, demandé aux opérateurs téléphoniques les facturations détaillées ("fadettes") d'au moins un des journalistes du "Monde", Gérard Davet, pour obtenir le nom d'une de ses sources dans l'affaire Bettencourt.

La défense est  sommaire : Bernard Squarcini a "assumé la responsabilité des vérifications techniques" effectuées par ses collaborateurs, s'est contenté de dire son avocat. Appuyé par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, Bernard Squarcini exclut de démissionner de ses fonctions.

Brice Hortefeux

Ami de trente ans de Nicolas Sarkozy, parrain de son fils Jean, Brice Hortefeux est un fidèle parmi les fidèles du président de la République. Ministre de l'Immigration puis du Travail, et enfin de l'Intérieur, Brice Hortefeux a bénéficié d'un poste toujours plus important à chaque remaniement, avant de le quitter en février 2011.

Condamné à 750 euros d'amende et 2.000 euros de dommages et intérêts pour injure raciale, Brice Hortefeux est relaxé en appel, le parquet considérant que le délit n'était pas constitué et que les propos en question ne pouvaient être considérés comme publics. Le tribunal correctionnel de Paris avait, dans un premier temps, jugé qu'il avait stigmatisé les Arabes comme étant une source de problèmes lors d'une réunion de l'UMP à Seignosse, en septembre 2009. Le ministre a dit à l'adresse d'un militant maghrébin, dans un échange filmé : "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

Dans le cadre du "Karachigate", Brice Hortefeux a été entendu comme témoin par le juge chargé de l'enquête préliminaire sur une éventuelle complicité de subordination de témoin et violation de l'enquête, après la révélation d'une conversation téléphonique entre lui et l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy Thierry Gaubert. Brice Hortefeux le prévenait que son épouse, Hélène de Yougoslavie, "balan[çait] beaucoup". Le parquet de Paris a classé l'enquête sans suite.

Brice Hortefeux a été condamné en octobre 2010 pour atteinte à la présomption d'innocence de l'ex-conseiller de Michèle Alliot-Marie à la Chancellerie, David Sénat, qui, dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt, avait été accusé d'avoir été l'une des sources d'un des journalistes du "Monde", dans la fuite d'une perquisition ordonnée par la juge Isabelle Prévost-Desprez. Il avait ensuite été muté sans ménagement.

Nicolas Bazire

C'était l'autre Nicolas. Entre 1993 et 1995, quand Edouard Balladur était à Matignon, Nicolas Bazire était son directeur de cabinet. Nicolas Sarkozy est alors ministre du Budget. L'actuel directeur des acquisitions chez LVMH a également été directeur de campagne du candidat Balladur en 95, alors que Nicolas Sarkozy en était le porte-parole. Nicolas Bazire est un très proche de l'actuel président de la République, au point qu'il a été son témoin de mariage avec Carla Bruni, en 2008.

Il a été mis en examen fin septembre pour complicité d'abus de biens sociaux dans le volet financier du dossier Karachi. Son nom a été cité par plusieurs témoins selon lesquels l'ex directeur de campagne d'Edouard Balladur, avait un coffre-fort dans son bureau pour y entreposer "les grosses sommes".

Selon un autre témoignage, celui d'Hélène Gaubert, révélé par "Le Nouvel Observateur", Nicolas Bazire récupérait les "mallettes" que l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine et son mari Thierry Gaubert allaient chercher en Suisse durant la période 1994-95.

source le nouvelobs

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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