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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 08:35

Quand Nicolas Sarkozy devient président de la République, le pays a déjà mauvaise réputation : depuis la création de l'euro, la France a systématiquement violé ses engagements de baisse du déficit et même, parfois, le Pacte de stabilité et de croissance et ses limites de déficit à 3% du PIB et de dette à 60%.

 

Loin d'inverser cette tendance, Nicolas Sarkozy, sitôt élu, se rend à Bruxelles pour informer ses partenaires européens qu'une fois de plus, la France repoussera ses engagements et mènera plutôt une politique "de croissance".

En France, les promesses électorales sont rapidement mises en oeuvre : le "paquet fiscal" de l'été 2007 baisse nombre d'impôts et crée de nouvelles exemptions. Le déficit public, qui baissait chaque année depuis 2003, repart à la hausse.

 

Gonflé par la crise qui s'intensifie, les nouvelles réductions d'impôts et les nouvelles dépenses, il culminera à 7,5% du PIB en 2009, un record d'au moins 50 ans et baissera à peine en 2010, à 7,1%.

Plus le déficit se creuse et plus la dette publique s'alourdit, plus les mises en garde se multiplient.

 

DES MISES EN GARDE BALAYÉES

La Cour des comptes, l'institution indépendante qui audite les comptes publics, les plus grandes institutions internationales et nombre d'économistes alertent les autorités sur la trajectoire dangereuse des comptes publics de la France.

 

Le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin, préviendra le gouvernement en termes clairs : si rien n'est fait, la France court à terme le risque d'un "emballement" de sa dette, un "effet boule de neige" par lequel la charge de la dette siphonne une part toujours plus importante des recettes, jusqu'à l'asphyxie financière.

Son successeur, Didier Migaud, dira que le triple A français peut être menacé.

 

Le Premier ministre François Fillon, qui était proche de Philippe Seguin, semble entendre son message, déclarant dès 2007 diriger un pays "en faillite".

 

Mais les mesures coûteuses se succèdent.

La publicité à la télévision publique est partiellement supprimée et, alors que l'alerte sur les finances publiques résonne déjà, le taux de TVA est baissé dans la restauration.

 

Critiquée même à droite, cette mesure éclipse à elle seule toutes les économies générées par la suppression de 150.000 postes de fonctionnaires en cinq ans, censée démontrer la détermination du gouvernement à redresser les comptes.

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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