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27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 07:38

 

François Hollande a boudé l’ouverture de l’université d’été du PS, vendredi à La Rochelle. Il a laissé Martine Aubry hausser le ton et creuser leurs différences.

Les tensions sont de plus en plus vives entre François Hollande et Martine Aubry
Les tensions sont de plus en plus vives entre François Hollande et Martine Aubry
 
 « Tous ensemble, tous ensemble, socialistes ! » Le cri des militants résonne dans la salle plénière de l’Encan, accompagnant l’entrée en scène de Martine Aubry, première des candidats à la primaire à fendre la foule massée à La Rochelle. Elle prend le temps de sourire aux visages qui l’accueillent, de serrer les mains qui se tendent. Projecteurs, caméras et objectifs braqués sur elle, la maire de Lille capte toute l’attention, reléguant dans l’ombre, quelques mètres plus loin, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et, enfin, Manuel Valls. Un rôle de faire-valoir que les sympathisants « royalistes » tentent de briser au son de « Ségolène, présidente ! ». Las ! Leur voix, si forte en 2006-2007, ne pèse plus assez : elle est aussitôt recouverte par le slogan d’unité socialiste.

 

Après un début de campagne discret, Aubry a donc décidé de hausser le ton et de durcir son propos. « Elle met le turbo ! » se réjouit une proche. Omniprésente dans les médias, elle n’hésite plus à dénigrer le bilan à la tête du PS de son principal rival, expliquant avoir transformé « un parti qui faisait pitié » en un « parti prêt à gouverner ». Ses proches embrayent, moquant l’image de « père la rigueur » de Hollande. « Les Français savent que les socialistes sont de bons gestionnaires, nul besoin d’en rajouter », estime ainsi Anne Hidalgo, porte-parole d’Aubry.

" Ne jouons pas les chochottes ! "

Cette dernière fourbit ses armes, appelle à des débats directs et passionnés. Comme les trois challengers de cette primaire, elle cherche la confrontation afin de sortir de l’ornière. Des ardeurs que tempère l’équipe Hollande, ce qui fait sortir de ses gonds Jean-Christophe Cambadélis : le premier lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, rallié à Aubry, fustige une « primaire pépère ». « Nous voulons un ou une présidente qui tienne la barre, alors ne jouons pas les chochottes au premier chuchotement ! vitupère-t-il sur son blog. La primaire sert aussi à voir qui a la trempe d’affronter les tempêtes. »

Hollande vainqueur sans combattre ? Le député de Corrèze sourit : « C’est normal d’être la tête de Turc quand on est devant les autres. » Mais il est assailli de toutes parts. Montebourg et Valls, qui retiennent leurs coups, cherchent à affirmer leur différence. Un leitmotiv pour exister. Quant à Royal, elle rejette le statut que lui confèrent les sondages : pas question de se cantonner au rôle de la « faiseuse de roi ». La présidente de Poitou-Charentes, qui met en avant son expérience, croit fermement en ses chances. Elle ne veut surtout pas dérouler le tapis rouge à son ancien compagnon, qu’elle refuse toujours de nommer : à ses yeux, il est « l’autre candidat ». Et Ségolène d’adresser un clin d’œil à Aubry : « Que la meilleure gagne ! »

 

Manuel Valls porté aux nues
The Economist, l’hebdomadaire britannique de référence dans le monde économique, vote… Manuel Valls. De tous les candidats aux primaires socialistes françaises, il est le seul être crédité d’une « vision moderne de la gauche, qui est rafraîchissante ».
 

Dans son éditorial, l’hebdomadaire éreinte, en revanche, les autres candidats, à commencer par Ségolène Royal et Arnaud Montebourg. François Hollande et Martine Aubry sont un peu mieux traités mais, depuis le retrait de DSK, seul trouve grâce réellement aux yeux de l’hebdomadaire le député et maire d’Evry (Essonne). Motifs : il tient un langage de vérité ; il n’envisage pas de revenir sur la réforme des retraites ; il a osé dire aux Français que l’effort (budgétaire) serait aussi important que celui qui a été consenti après la Libération.

 
The Economist déplore, du coup, que Valls, à 49 ans, soit considéré par les « paléo-socialistes » comme « trop jeune pour être un prétendant sérieux ». A La Rochelle, l’intéressé – qui a débuté à gauche chez Michel Rocard – a jugé « pertinente » l’analyse de l’hebdomadaire.

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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