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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 07:49

2012. Brice Teinturier pointe les trois handicaps de Sarkozy. Et ses quelques atouts.

"Nicolas Sarkozy est dans une situation pire que celle de Valéry Giscard d'Estaing en 1980"

C'est la difficulté la plus grande pour Nicolas Sarkozy. Avec 35 % de jugements favorables, la cote du président reste encalminée dans les basses eaux : elle n'a pas dépassé ce seuil de 35 % depuis quinze mois, avec un niveau d'hostilité particulièrement élevé : 61 % de jugements défavorables, dont 30 % de "très défavorables" - alors qu'à l'inverse les "très favorables" ne sont que 4 %.

 

 Nicolas Sarkozy ne dispose pas dans l'opposition du matelas d'indulgence traditionnellement accordé au président en exercice par une fraction de citoyens ne se réclamant pas de sa famille politique : seuls 18 % des sympathisants de gauche émettent ainsi un jugement favorable et, par exemple, 27 % seulement des catégories populaires.

 

 Enfin, les indicateurs de vote, même relatifs à huit mois du scrutin, ne sont guère brillants : au premier tour, Nicolas Sarkozy oscille entre 20 et 24 % et, au second tour, il est systématiquement donné perdant dans des proportions certes peu réalistes par leur ampleur (près de 58 %), mais révélatrices du rejet. Cette crise de confiance est avant tout une crise du résultat, tant l'espérance suscitée par la campagne de 2006-2007 a été grande. Elle s'est ensuite doublée d'une crispation à l'égard de la personne et de son exercice de la fonction présidentielle.

 

Une concurrence intense à droite

Au-delà de l'impopularité, Nicolas Sarkozy se trouve aussi confronté à une extrême droite qu'il avait réussi à réduire en 2007 à moins de 11 % et à laquelle Marine Le Pen a su redonner des couleurs.

 

 Au centre droit également, l'hypothèse d'une candidature Borloo ajoute à la difficulté, même si, pour l'instant, ce dernier reste au-dessous de la barre des 10 %. Non seulement ces candidats pompent une partie de l'électorat UMP, mais ils compliquent la ligne stratégique du candidat Sarkozy.

 

Une crise sans précédent

Elle lamine le bilan, fragmente la cohérence du projet initial en obligeant à des retournements fondamentaux et accroît le scepticisme et la défiance des Français. Elle constitue la troisième grande difficulté pour Nicolas Sarkozy. Certes, le président aura aussi prouvé à cette occasion qu'il sait "tenir la barre", comme le disent ses supporters. Mais, pour un sortant et quoi qu'on en dise, une crise économique apporte davantage d'inconvénients que d'avantages.

  

Enfin, Nicolas Sarkozy doit faire face à une opposition qui progressivement se structure et qui est en passe, s'agissant du PS, de se doter d'un leader après avoir accouché d'une plate-forme programmatique.

 

Le bonus de l'expérience

Pour autant, on aurait tort d'imaginer que le scrutin est joué, et le président conserve des atouts. À ce jour tout d'abord, la primaire constitue une inconnue : elle peut être une formidable rampe de lancement pour le PS... ou produire des déchirements internes délétères.

 

 

 La crise, enfin, a certes des inconvénients majeurs, mais elle concentre le débat sur les deux principaux partis de gouvernement et rend inaudibles, au moins provisoirement, les autres. Ajoutée au massacre perpétré en Norvège, elle peut pénaliser le FN. Le bilan du président, même s'il est contesté, comporte par ailleurs suffisamment d'éléments et d'aspérités pour lui permettre de s'affirmer comme un président véritablement réformateur.

 

 

 Le socle UMP, même affaibli, existe et solidifie le premier tour. Enfin, tous les candidats qui se présentent en 2012 le font pour la première fois... à l'exception de deux d'entre eux - sauf si Ségolène Royal était investie -, François Bayrou et Nicolas Sarkozy ! Or c'est là un capital d'expérience sans doute considérable.

  

Sur le papier, donc, Nicolas Sarkozy est dans une situation pire que celle de Valéry Giscard d'Estaing en 1980. Mais nous ne saurons qu'en avril si cette élection s'est jouée bien en amont et dès les premiers mois du quinquennat ou si la campagne sera son moment de vérité, avec tout ce que cela comporte comme inconnues et possibilités de rebond.

Par Brice Teinturier

 

Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France. Pour "Le Point", il livre son diagnostic sur les chances de Sarkozy en 2012.

 

 

, pour un sortant et quoi qu'on en dise, une crise économique apporte davantage d'inconvénients que d'avantages.

Enfin, Nicolas Sarkozy doit faire face à une opposition qui progressivement se structure et qui est en passe, s'agissant du PS, de se doter d'un leader après avoir accouché d'une plate-forme programmatique.

 

Le bonus de l'expérience

Pour autant, on aurait tort d'imaginer que le scrutin est joué, et le président conserve des atouts. À ce jour tout d'abord, la primaire constitue une inconnue : elle peut être une formidable rampe de lancement pour le PS... ou produire des déchirements internes délétères. La crise, enfin, a certes des inconvénients majeurs, mais elle concentre le débat sur les deux principaux partis de gouvernement et rend inaudibles, au moins provisoirement, les autres.

 

 

 Ajoutée au massacre perpétré en Norvège, elle peut pénaliser le FN. Le bilan du président, même s'il est contesté, comporte par ailleurs suffisamment d'éléments et d'aspérités pour lui permettre de s'affirmer comme un président véritablement réformateur. Le socle UMP, même affaibli, existe et solidifie le premier tour. Enfin, tous les candidats qui se présentent en 2012 le font pour la première fois... à l'exception de deux d'entre eux - sauf si Ségolène Royal était investie -, François Bayrou et Nicolas Sarkozy ! Or c'est là un capital d'expérience sans doute considérable.

Sur le papier, donc, Nicolas Sarkozy est dans une situation pire que celle de Valéry Giscard d'Estaing en 1980. Mais nous ne saurons qu'en avril si cette élection s'est jouée bien en amont et dès les premiers mois du quinquennat ou si la campagne sera son moment de vérité, avec tout ce que cela comporte comme inconnues et possibilités de rebond.

 

Par Brice Teinturier

 

Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France. Pour "Le Point", il livre son diagnostic sur les chances de Sarkozy en 2012.

source le point

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