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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 14:10

La Grèce doit faire vite pour boucler son plan d'économie et convaincre la zone euro de débloquer mercredi un plan de sauvetage sans précédent, mais se heurte encore à la méfiance de certains de ses partenaires comme le Luxembourg, qui envisage de l'exclure de l'euro.

 

 

Photographe : Louisa Gouliamaki :: Un grec lit des couvertures de journeaux, le 13 février 2012, à Athènes photo : Louisa Gouliamaki,

 

Le vote dimanche par le parlement d'Athènes du programme d'austérité exigé par ses créanciers publics a constitué une étape importante, mais il faut encore qu'Athènes trouve d'ici mercredi 325 millions d'euros d'économies supplémentaires dans son budget 2012 et que les dirigeants des partis grecs s'engagent par écrit à mettre en oeuvre les réformes après les élections d'avril.

 

Le gouvernement grec espère qu'en mettant ces engagements sur la table mercredi soir lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles, il s'assurera le déblocage de cette aide de 230 milliards d'euros en deux volets: 100 milliards d'euros d'effacement de dette par les banques et 130 milliards de prêts publics.

 

Mais le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, qui s'exprimait lundi soir à Washington sur l'état des négociations, a indiqué qu'il restait des questions à régler. Il a surtout menacé d'exclure la Grèce de la zone euro si elle ne tient pas ses promesses de réformes et de réduction du déficit budgétaire.
 

"Notre scénario préféré est que la Grèce s'y conforme, que la zone euro apporte des fonds supplémentaires, et une surveillance claire" de ce qui a été promis, a mis en garde M. Frieden.

 

"S'ils ne font pas tout cela, je pense qu'alors nous devrons continuer avec 16 pays" dans l'Union monétaire, a-t-il ajouté. "S'ils ne le font pas, je pense qu'ils s'excluent eux-mêmes de la zone euro", a-t-il insisté.

 

Une chose est sûre, quoi qu'il advienne la réunion de mercredi ne marquera pas la fin de l'épreuve pour la Grèce, qui doit absolument rembourser le 20 mars 14,5 milliards d'euros de créances si elle veut éviter le défaut de paiement.

 

Les Européens veulent en effet s'entourer du maximum de précautions avant de débloquer concrètement l'aide sans précédent, qui représente un effort combiné supérieur à la richesse nationale annuelle produite par la Grèce (212 milliards d'euros attendus en 2012).

 

Il se pourrait donc que l'Eurogroupe se contente de donner son aval au lancement de l'opération d'effacement de dette par les créanciers privés, une opération d'échange d'obligations qui devrait durer plusieurs semaines, et ne donne qu'un accord de principe, conditionnel, au programme de 130 milliards d'euros.

 

Le déblocage effectif des prêts dépendra ensuite notamment de "mesures préalables" concrètes que le gouvernement grec devra prendre d'ici mi-mars afin de donner "des gages de sa bonne volonté", selon les mots d'un diplomate. Il pourra s'agir par exemple de mesures symboliques d'économies budgétaire ou de réformes, qui doivent être définies lors de l'Eurogroupe de mercredi.

 

En tout état de cause, le calendrier est serré d'ici au 20 mars, d'autant que le Parlement allemand devra donner son aval, vraisemblablement le 27 février, au nouveau plan de sauvetage. Les élus finlandais et néerlandais pourraient aussi avoir à se prononcer.

 

Des incertitudes entourent aussi le niveau de participation des créanciers privés (banques, assurances et fonds d'investissements) à l'effacement d'une partie de la dette grecque, qui représente pour eux des pertes de 70% sur leurs créances. Les gouvernements de la zone euro veulent que 90% d'entre eux au moins y participent pour que l'opération soit considérée comme un succès.

 

Si le compte n'y est pas, il faudra trouver de nouvelles ressources pour ramener, comme c'est l'objectif, le taux d'endettement grec à 120% du PIB en 2020.

Et la situation des finances grecques, qui ne fait que se dégrader, rend l'objectif de plus en plus difficile à atteindre : le PIB s'est contracté de 7% au quatrième trimestre 2011, et le budget de l'année en cours table sur une baisse du PIB de 5,5%, soit la cinquième année consécutive de récession.

 

La zone euro compte par ailleurs toujours sur un soutien extérieur pour l'aider à régler durablement ses problèmes. La Chine s'est dite mardi "prête à participer davantage à la recherche d'une solution à la crise de la dette en Europe", lors d'un sommet avec l'UE à Pékin.

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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