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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 06:05

 

Le candidat socialiste a défendu son programme économique et s'est présenté comme l'homme "des solutions" face à Sarkozy, l'homme "du passé"

François Hollande dans l'émission "des paroles et des actes" sur France 2 AFP

François Hollande dans l'émission "des paroles et des actes" sur France 2 
 
 

Après la conférence de presse sur le programme, l'émission de télévision pour le défendre. François Hollande était jeudi soir sur France 2 pour assurer le service après-vente face au journaliste David Pujadas et à Alain Juppé, le numéro 2 du gouvernement.

 

Hollande, l'homme "des solutions"…

Interrogé sur son caractère "gentil, mou et flou", l'ancien premier secrétaire du PS a rejeté toute pusillanimité. "J'essaye de résoudre les conflits, je ne les recherche pas, je ne les suscite pas", a-t-il dit. "Je ne suis pas un homme de problèmes, je suis un homme de solutions."

"Etre normal est une qualité (...) Je pense qu'il y a eu des comportements au sommet de l'Etat qui n'ont pas été normaux", a-t-il lancé.

 

… et Sarkozy, l'homme "du passé"

François Hollande évite soigneusement de citer le nom de son principal adversaire. Pourquoi ? "Je veux parler de l'avenir. Le passé ne m'intéresse plus." "Aujourd'hui il est président de la République. Je ne sais pas s'il le restera. Je ferai tout pour que ce ne soit pas le cas."

La prochaine photo montrant ensemble Hollande et Sarkozy ? Le candidat socialiste souhaite qu'elle rappelle celle de Giscard et Mitterrand en 1981, sur le perron de l'Elysée. L'un arrive, l'autre s'en va.

 

La victoire est-elle acquise ?

Lui qui plane au sommet des sondages -il est crédité de 60% d'intentions de vote en cas de duel contre Nicolas Sarkozy au second tour- a nié tout excès de confiance. "Quand la mayonnaise prend, il faut éviter qu'elle retombe et ça peut tourner." Le candidat se dit "suffisamment expérimenté dans la vie politique pour savoir que rien n'est jamais acquis".

 

Mais François Hollande n'envisage pas d'abandonner la politique s'il échoue à être élu à l'Elysée en mai prochain. "Je ne suis pas président sortant", a-t-il remarqué, en référence à Nicolas Sarkozy. "Pour l'instant, je ne parle pas de mon retrait, je parle plutôt de mon avenir."

 

Avec qui gouverner ? Bayrou ? Mélenchon ?

"La majorité, elle se fera au second tour de l'élection présidentielle", explique François Hollande. Qu'importe si les renforts viennent du centre ou de la gauche, la porte est ouverte. Mais qui veut la franchir ? "Ceux qui soutiendront ma candidature au second tour de l'élection présidentielle ont vocation à gouverner avec moi." Y compris le président du MoDem ? "Je ne sais pas ce que fera François Bayrou, peut-être ne le sait-il pas, d'ailleurs." Mais "François Bayrou trouve que mon projet n'est pas bon, il l'a dit. Donc je ne vois pas comment il pourrait participer à un gouvernement pour appliquer un projet qu'il ne trouve pas bon."

 

"Je ne doute pas de ce que fera le Front de gauche au second tour". "On verra s'ils veulent participer au gouvernement, je ne veux forcer personne." Hollande serait-il prêt à soutenir Mélenchon s'il se qualifiait pour le second tour ? La réponse de François Hollande lève toute ambiguïté : "Je me désiste toujours pour le candidat de gauche le mieux placé."

 

Désolé Ségolène…

Interrogé sur l'absence d'image de Ségolène Royal dans le clip de campagne diffusé dimanche, lors du meeting au Bourget, François Hollande a reconnu une erreur. La première femme présente au second tour de la présidentielle "sera insérée, je vous le promets".

 

… et merci Juppé !

Invité sur France 2 pour porter la contradiction, le maire de Bordeaux ne parvient à déstabiliser le candidat.

 

 Alain Juppé reproche au candidat socialiste son "sectarisme" et son "arrogance": "Vous êtes un peu trop sûr d'avoir tourné la page". Mais François Hollande conserve son flegme. En matière d'arrogance "chacun a à faire son examen de conscience : vous avez des rechutes possibles", lance-t-il au Premier ministre "droit dans ses bottes" en 1995. "Vous n'êtes pas candidat, peut-être le serez-vous si Nicolas Sarkozy ne l'est pas... ne perdez pas tout espoir!" (> Juppé, le vengeur masqué)

 

François Hollande en profite aussi pour attaquer le bilan de Nicolas Sarkozy à travers son ministre des Affaires étrangères. "La dette publique a doublé depuis 2002", accuse François Hollande, pilonnant les choix budgétaires du gouvernement.

"Vous vous grandiriez en reconnaissant que depuis 5 ans il y a eu de bonnes choses", lance Alain Juppé. C'est pourtant ce qu'avait fait François Hollande quelques minutes plutôt en disant qu'il ne remettrait pas en cause le service minimum dans les transports.

 

La grande priorité : l'économie

Une longue partie de l'émission a été consacrée au programme économique du candidat. François Hollande répond aux questions avec aisance et fait preuve de volontarisme. Il compte s'attaquer à la puissance de la finance "dès le lendemain de l'élection". "Tout cela sera fait dans les premiers mois."

Dans le détail, François Hollande ne surprend pas. Ses mesures ont été dévoilées peu à peu depuis la primaire socialiste et ont été résumées le matin même lors de la présentation de son programme.

 

François Hollande veut notamment séparer "les activités des banques qui sont utiles à l’investissement et à l'emploi", d'une part, et "leurs opérations spéculatives", de l'autre. Lire à ce sujet l'analyse de Sophie Fay. François Hollande préconise aussi l'interdiction de travailler avec les paradis fiscaux, un plafonnement des frais bancaires.

 

Dans le collimateur : la TVA dans la restauration

Parmi les niches fiscales, il en est une que le candidat socialiste goûte peu : la baisse de la TVA dans la restauration. "J'aurais un discours de vérité avec les restaurateurs. En matière d'emploi, (…) il n'y a pas eu suffisamment de contreparties." "Le taux de 7% ne sera maintenu que s'il y a des contreparties en termes de rémunération et d'emplois",

 

En revanche, le taux de TVA réduit dans le bâtiment sera maintenu, a-t-il promis, le jugeant très utile pour le secteur de l'artisanat.

 

Pas plus de fonctionnaires

Comment recruter dans l'éducation tout en réduisant les déficits publics ? "L'actuelle majorité ne remplace qu'un fonctionnaire sur deux", soit 30.000 fonctionnaires en moins. "C'est sur l'enveloppe des 30.000" que le candidat PS veut financer le recrutement de 12.000 personnes par an dans l'éducation. Ses priorités pour recruter : "l'éducation, la justice, la police et la gendarmerie". Et pôle emploi ? François Hollande esquive pour fustiger "l'actuel président de la république qui a décidé de mettre des chômeurs à pôle emploi".

 

Sauver l'industrie

"Si j'étais président de la République, j'essaierais de trouver une solution de reprise. Ces salariées de Lejaby, ces femmes qui ont trente d'expérience, qui ont un talent pour la couture, on va les laisser comme ça ? On va leur payer des indemnités de chômage jusqu'à 60 ans ? (...) Moi je m'y refuse !" "Ces femmes, elles veulent travailler, elles veulent être dignes dans leur activité, eh bien nous les aiderons jusqu'au bout", car "il y a quelque chose à faire pour Lejaby".

source le nouvelobs

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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