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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 07:05

REVUE DE PRESSE - Après le meeting du président-candidat à Marseille, les éditorialistes estiment ce lundi que tout l'effort de Nicolas Sarkozy "consiste en gros, à faire oublier qu'il a présidé la France depuis cinq ans".

 

En s'en prenant violemment à François Hollande et "aux élites" dimanche à Marseille, Nicolas Sarkozy veut "faire croire qu'il est du peuple" et tente de faire oublier son bilan, estiment lundi de nombreux éditorialistes. "Ce sera le grand enjeu de la campagne de Nicolas Sarkozy : faire croire, en dépit du Fouquet's, du yacht, du bouclier fiscal, des amis milliardaires, de la baisse toute récente de l'impôt sur la fortune, qu'il est du peuple", estime Nicolas Demorand de Libération. Pour lui, il s'agit de "faire oublier que la droite, depuis dix ans, a tous les pouvoirs pour régler les problèmes qu'elle feint de découvrir à deux mois de la présidentielle".

 

Dans L'Humanité, Jean-Paul Piérot fait chorus : "Ce serait si simple pour un président candidat (...) s'il avait face à lui un peuple sans mémoire. Des électeurs qui auraient oublié que le prétendu 'candidat du peuple' ne fut que le président du people, qu'il fut moins le président de l'action que le président des actionnaires".

"La guerre entre la France et l'anti-France"

 

Patrice Carmouze dans L'Eclair des Pyrénées pense aussi que tout l'effort de Sarkozy "consiste en gros, à faire oublier qu'il a présidé la France depuis cinq ans". "Le costume électoral du chef de l'Etat sortant atteint le comble du paradoxal. Nicolas Sarkozy prétend sans vergogne effacer son propre quinquennat en accusant les élites de l'avoir empêché d'exercer pleinement ses prérogatives de Chef de l'Etat", s'amuse Dominique Garraud de La Charente Libre.

 

Pour Pascal Jalabert du Progrès "les 'désamoureux' peuvent aussi interpréter cette position d'un Président en riposte comme une esquive du bilan et du programme."

 

Tant pis pour ceux qui attendaient le programme regrette l'éditorialiste de Paris-Normandie Michel Lépinay. "On attendait un affrontement de programmes anti-crises, plus ou moins libéraux, ou plutôt sociaux-démocrates, et l'on nous projette la guerre entre la France et l'anti-France, les républicains et leurs ennemis !", regrette-t-il.

 

Hervé Cannet (La Nouvelle République du Centre-ouest) résume le discours de Marseille : "Sus au rival que l'on ne nomme pas, traité de démagogue et de menteur ; sus aux élites ; sus aux corps intermédiaires ; sus à tous ceux qui n'aiment pas la France."

 

Dans La Croix, François Ernenwein regrette la bipolarisation du débat et exhorte à la prudence "d'autant plus nécessaire que cette logique binaire porte une part de risques. Elle s'accompagne notamment d'un appauvrissement des discours." "Nicolas Sarkozy n'est pas le général de Gaulle", veut bien admettre Paul-Henri du Limbert du Figaro, qui suggère pourtant sa proximité avec son illustre prédécesseur : "à Marseille, le président de la République n'a pas mis un képi sur la tête ni n'a endossé un uniforme, il a simplement proposé une vision exigeante du pays et cité le général de Gaulle."

source lci

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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