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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 05:14

 

Interrogé lundi 20 février sur l'éventuelle nomination de Jean-Louis Borloo, patron du Parti radical, à la tête de Veolia, François Hollande accuse Nicolas Sarkozy d'être «moins le candidat du peuple que celui des conseils d'administration».

Interrogé lundi 20 février sur l'éventuelle nomination de Jean-Louis Borloo, patron du Parti radical, à la tête de Veolia, François Hollande accuse Nicolas Sarkozy d'être «moins le candidat du peuple que celui des conseils d'administration».

Alors que plusieurs médias évoquent l'arrivée de Jean-Louis Borloo, patron du Parti radical, à la tête de Veolia, l'opposition dénonce une manoeuvre de . Interrogé sur l'éventuelle intervention de l'Elysée dans la nomination du centriste, qui a renoncé à se présenter contre lui,, le chef de l'Etat a qualifié cette hypothèse d'«absurde».

 

Borloo bénéficierait pour cette prise defonction inattendue des soutiens en coulisse du patron d'EDF, Henri Proglio, et du conseiller de Nicolas Sarkozy, Alain Minc.

Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du candidat Sarkozy : «Il n'y a pas eu d'aparté Sarkozy-Proglio.» Interrogée sur iTélé ce matin sur la nomination de Borloo à la tête d'EDF, NKM a répondu : «Je ne peux pas vous confirmer ou vous infirmer.» La ministre de l'Ecologie a qualifié ces éléments de «rumeurs de presse». «Veolia, c'est une entreprise privée avec des administrateurs qui prendront leur décision j'en suis sûre pour le plus grand bien de l'entreprise», a-t-elle ajouté. Selon «Libération», MM. Proglio et Sarkozy se seraient entretenus à plusieurs reprises sur l'éviction d'Antoine Frérot, actuel PDG de  Veolia. «J'étais dans l'avion (qui les emmenait à Photowatt), il n'y a pas eu d'aparté et il n'y a pas eu de discussion sur ce sujet. Donc ça, c'est faux», affirme Nathalie Kosciusko-Morizet.

François Hollande : «Nicolas Sarkozy est moins le candidat du peuple que celui des conseils d'administration», écrit le candidat socialiste sur son compte Twitter. Il était interrogé dans la matinée par la presse lors de son déplacement à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne). A ses yeux, le chef de l'Etat est «le candidat des confusions, des arrangements, des compromis». «Mais dans quelle République est-on ?», a lancé Hollande. «Jamais je ne l'accepterai.»


Benoît Hamon, porte-parole du PS : «M. Proglio a une conception particulière de l'intérêt général.» Lors de son point de presse hebdomadaire, Benoît Hamon a accusé Nicolas Sarkozy d'être le président du «monde de la combine».

 

 Réagissant à l'éventuelle nomination de Jean-Louis Borloo à la tête de Veolia, il estime que c'est «encore les amis grands patrons qui sont à la manoeuvre». Selon lui, Henri Proglio propose «une carotte» au patron du Parti radical, «une petite manip pour faire en sorte de neutraliser M. Borloo». Il «a une conception particulière de l'intérêt général», tacle Hamon, dans une charge virulente contre le chef de l'Etat accusé de «mettre ses hommes dans des postes clés de la fonction publique». «Proglio offre ses services à M. Sarkozy, comme auparavant les Bettencourt», ajoute le porte-parole du PS, selon qui le président sortant est «le candidat du CAC 40».

Delphine Batho, porte-parole de François Hollande : «De petits arrangements entre amis du Fouquet's.» «L'ensemble des informations divulguées ce matin laissent penser qu'il s'agit de petits arrangements entre amis du Fouquet's, écrit Delphine Batho dans un communiqué. Ainsi, la présidence d'une entreprise serait offerte en échange d'un soutien politique.

 

 Et le changement de présidence à Veolia Environnement aurait été obtenu par Monsieur Proglio comme une contrepartie de son investissement dans le dossier Photowatt. Les allégations quant à un tel marchandage sont évidemment particulièrement graves. Elles confirment que le système Sarkozy est celui de la confusion des intérêts privés avec la gestion de l'Etat.»

Pierre Moscovici (PS) et «le système Sarkozy». «Derrière tout cela, il pourrait y avoir un jeu de chaises musicales confortable pour évincer un homme de la vie politique qui, certes, a été ministre de Nicolas Sarkozy (...) et empêcher certaines tentations centristes. Et ça, ça rejoint aussi le système Sarkozy, a commenté sur Canal + le directeur de campagne de François Hollande.

Eva Joly (EELV) dénonce «une confusion d'intérêts rarement vue». «Voilà un ancien ministre (Jean-Louis Borloo) qui avait l'inconvénient pour Nicolas Sarkozy de ne pas faire sa campagne et voilà, il le nomme à la tête de Veolia, comme ça il sera peut-être tenu de ne pas prendre part au débat» de la présidentielle, a dénoncé la candidate écologiste à la présidentielle lors d'une conférence de presse. «Devenir le PDG du plus grand lobby environnemental», alors qu'il était ministre de l'Environnement, «c'est un contre-emploi qui me choque profondément», a-t-elle ajouté. Parlant de «confusion d'intérêts rarement vue», l'ex-magistrate a dénoncé «un mépris de la République» où «les conflits d'intérêts ne sont pas pris au sérieux et où le fait de faire plaisir aux siens est le moteur principal de notre président de la République». Pour Eva Joly, «c'est une mystification, une farce, ça dénote clairement que nous sommes revenus dans la République des cadeaux, c'est les cadeaux aux mêmes, c'est les cadeaux aux riches».

Marielle de Sarnez (MoDem) : «Elire un président impartial.» « Il faut tourner la page sur toutes ces pratiques, élire un président impartial», réagit le bras droit de François Bayrou sur France Inter. «Et, c'est d'ailleurs une des raisons qui fait que la candidature de François Bayrou est incontournable dans ces temps difficiles de crise, qui n'est pas uniquement un crise économique et sociale mais aussi une crise d'éthique et de responsabilité. Vous voyez bien le mélange consternant des genres. On est dans une espèce de mécano politique : Et je te rachète telle entreprise et je te place là celui qui devait être candidat et qui ne le sera plus si je te le place là... tout ceci n'a aucun sens».

Steeve Briois, secrétaire général du Front national : «Avant de partir», Nicolas Sarkozy «place ses potes». «Borloo est pris ici en flagrant délit de pantouflage, ce confortable cadeau financier intervenant seulement quelques semaines après le retrait de sa candidature. Ce n'est plus la République des vendus, c'est aussi la République des achetés», a-t-il commenté à l'AFP.

LeParisien.fr

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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