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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 10:12

Place de la Constitution, devant le Parlement à Athènes.

Place de la Constitution, devant le Parlement à Athènes

 

 

Athènes donne une fois de plus une image de chaos au moment où le premier ministre, Lucas Papadémos (Nouvelle Démocratie, droite), prend la parole pour appeler les députés à voter en faveur du mémorandum afin d'éviter un "défaut désordonné catastrophique". Alors que l'Europe attend en retenant son souffle l'issue du vote pour débloquer une nouvelle tranche d'aide de 130 milliards d'euros en échange d'un nouveau plan d'austérité, des images d'Athènes incendiée font le tour du monde.

 

Après deux jours de grève générale qui n'avaient pas entraîné une forte mobilisation, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées place Syntagma, devant le Parlement, dimanche, vers 17 heures, pour protester contre ces nouvelles mesures après plus de deux ans de crise.

 

 De nombreuses personnes affluaient encore vers la place au moment où ont commencé les premiers incidents. La police a recensé 80 000 personnes à Athènes et 20 000 à Salonique, la deuxième cité du pays, tandis que des manifestations ont eu lieu dans d'autres villes.

 

Moins d'une heure après le début du rassemblement, la police commence à noyer la place sous des flots de gaz lacrymogènes. "Ils nous ont attaqués alors que la manifestation était pacifique, explique Irini, une jeune actrice sans emploi. Ils arrivaient de trois endroits différents en lançant des produits chimiques sur la foule.

 

 Des gens étaient à terre." Les circonstances du début des incidents ne sont pas claires. Certains médias évoquent des attaques de policiers, avec des cocktails Molotov. Des manifestants assurent que les gaz lacrymogènes ont été envoyés avant. Très vite, l'air est saturé dans le cœur d'Athènes.

 

Pour échapper aux gaz, le compositeur Mikis Théodorakis, 86 ans, fondateur d'un nouveau parti nationaliste, qui s'apprêtait à prendre la parole sur la place, se réfugie au Parlement "pour voir dans les yeux ceux qui s'apprêtent à condamner à mort la Grèce". De même que le héros de la résistance Manolis Glezos, 89 ans, connu pour avoir décroché le drapeau nazi de l'Acropole en 1941 : "Est-il possible d'imposer ces mesures à coups de gaz lacrymogènes ? Elles n'ont pas reçu le vote du peuple grec." Samedi, des membres du syndicat communiste, le PAME, avaient accroché une banderole sur le site archéologique: "A bas la dictature du monopole de l'Union européenne".

 

Au moment où la foule évacue la place, des milliers de manifestants continuent à affluer vers le Parlement. Des incidents entre jeunes et policiers se poursuivent dans plusieurs quartiers autour de Syntagma, dans des scènes de guérilla urbaine qui durent presque toute la nuit. Peu après 20heures commencent les premiers incendies. Les pompiers ont du mal à intervenir dans la panique ambiante. Le ministère de la santé a estimé à 54 le nombre de blessés.

 

A l'intérieur du Parlement, les orateurs se succèdent et condamnent les scènes de violence. Certains demandent la démission du ministre de la protection des citoyens, Christos Papoutsis. La stratégie policière, évacuant très tôt la place Syntagma et placée ensuite dans l'impossibilité de contrôler les bandes en fuite qui incendient la ville, laisse une fois de plus perplexe.

Ces images ont éclipsé le résultat du vote, qui était anticipé.

 

Une large majorité de députés (199 sur 300) a adopté le mémorandum, qui conditionne le nouveau prêt. Le premier ministre a demandé aux parlementaires d'éviter "la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro". Il a eu le soutien des deux grands partis gouvernant la Grèce en alternance depuis 1974, le Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite).

 

 Mais plus de quarante députés ont refusé d'obéir à la consigne de leur parti et ont été exclus de leur groupe. Avec 21 députés exclus, le parti de droite perd ainsi un quart de ses effectifs parlementaires. Toujours à l'écart des autres, le parti d'extrême droite a aussi exclu deux de ses députés parce qu'ils avaient voté en faveur du mémorandum. Le Laos avait quitté la coalition gouvernementale le 10 février pour s'opposer aux nouvelles mesures d'austérité.

 

Au moment du vote, lundi vers une heure du matin, quelques centaines de manifestants étaient encore sur la place Syntagma, qui avait retrouvé son calme, même si l'air était toujours vicié par les lacrymogènes. Quelques-uns s'étaient enveloppés dans un drapeau grec. Un homme jouait un air triste à la trompette.

 

"Nous sommes déjà en faillite. Qu'au moins on nous laisse choisir notre propre banqueroute, pour que l'on puisse garder le respect de nous-même. Notre problème, ce n'est pas l'Europe, c'est notre classe politique", explique Thomas Slamaris. "Et nos banques", ajoute un autre manifestant. M.Slamaris est sans travail comme plus d'un million de personnes en Grèce. Il avait plusieurs magasins de décoration. "J'étais un businessman. J'ai fait faillite. Comme mon pays."

source le monde.fr

 

 

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Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
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