Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 08:37

Thierry Gaubert, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, a été mis en examen. Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet de Balladur, est en garde à vue.

Affaire Karachi : deux proches de Nicolas Sarkozy dans le collimateur de la justice

Nicolas Bazire, ici à l'Élysée en mars 2010.

 

 

L'enquête du juge Renaud Van Ruymbeke sur le financement de la campagne présidentielle de 1995 s'est accélérée mercredi avec le défèrement d'un ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy et le placement en garde à vue d'un autre proche du chef de l'État, Nicolas Bazire.

 

 Ancien directeur de cabinet d'Édouard Balladur, Nicolas Bazire, qui fut également le directeur de la campagne présidentielle de l'ex-Premier ministre, a été interpellé mercredi matin à Paris et placé en garde à vue, a-t-on indiqué de source proche de l'enquête, confirmant une information du jdd.fr.

Son domicile et ses locaux professionnels font l'objet d'une perquisition par les enquêteurs de la Division nationale des investigations financières (Dnif), a-t-on indiqué de source proche du dossier. Proche d'Édouard Balladur, Nicolas Bazire est également un proche de Nicolas Sarkozy et travaille désormais pour le groupe LVMH de Bernard Arnault.

 

 

 

Gaubert mis en examen

Parallèlement, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, placé en garde à vue lundi dans le volet financier de l'affaire Karachi, a été mis en examen mercredi soir par le juge Renaud Van Ruymbeke pour recel de rétrocommissions, selon les informations du Point.fr.

 

Thierry Gaubert est ressorti sans faire de commentaire des locaux du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris où il avait été conduit en fin d'après-midi par les enquêteurs de la Division nationale des investigations financières de la police judiciaire parisienne.

 

Les enquêteurs s'intéressent aux liens éventuels de Thierry Gaubert et de Nicolas Bazire avec l'homme d'affaires franco-libanais, Ziad Takieddine, présenté comme intermédiaire dans deux contrats d'armement sur lesquels enquêtent les juges Van Ruymbeke et Roger Le Loire.

 

"Recel d'abus de biens sociaux"

Les juges cherchent à savoir si les commissions versées sur ces contrats ont pu alimenter la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995. Selon un témoignage révélé par Mediapart et Le Nouvel Observateur, la princesse Hélène de Yougoslavie, qui a vécu un divorce difficile avec Thierry Gaubert, a expliqué aux enquêteurs que son ex-mari avait accompagné Ziad Takieddine en Suisse pour aller chercher des valises "volumineuses de billets" durant la période 1994-1995.

 

 Selon elle, l'homme qui récupérait les "mallettes" en France était Nicolas Bazire. Ces nouveaux développements interviennent alors que Ziad Takieddine a été mis en examen pour "complicité et recel d'abus de biens sociaux" la semaine passée par le juge Van Ruymbeke.

 

L'homme d'affaires franco-libanais est présenté par plusieurs témoins cités au dossier comme un intermédiaire imposé par le cabinet de l'ancien ministre balladurien de la Défense, François Léotard, peu de temps avant la conclusion en 1994 au Pakistan d'un contrat de vente de sous-marins.

 

Vente de frégates

Ziad Takieddine reconnaît avoir joué un rôle légal d'intermédiaire dans l'autre contrat visé par l'enquête, la vente de frégates à l'Arabie saoudite, mais pas dans le contrat pakistanais. Sur le financement de la campagne électorale de M. Balladur, l'enquête a fait apparaître le versement d'importantes sommes en espèces sur son compte de campagne.

 

 Ainsi, 15 millions de francs ont été versés, la majeure partie en grosses coupures (500 francs), alors que les meetings ne rapportaient que des petites coupures (10 à 20 francs). En outre, 5,2 ou 5,3 millions de francs avaient été remis en espèces à Olivier Michaud, responsable de la société de sécurité des meetings.

 

Deux témoins ont aussi évoqué la présence d'un coffre-fort dans le bureau de M. Bazire au siège de la campagne de l'ancien Premier ministre. Pour expliquer la présence de ces fortes sommes d'argent liquide, Balladur a indiqué, à plusieurs reprises, qu'elles provenaient de la vente de gadgets (tee-shirt, etc.) durant les meetings. Une explication également donnée au Conseil constitutionnel, chargé de valider les comptes de campagnes, par Francis Lamy, mandataire d'Édouard Balladur.

source le point

Partager cet article

Repost 0
Published by meuse.ardennes - dans revue de presse
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de meuse.ardennes
  • : parlons de la Meuse , des Ardennes,de tout ou de rien,de l'actualité avec sérieux ou humour,coup de gueule ou coup de coeur.
  • Contact

Passez un bon moment

Image hébergée par servimg.com C'est chouette ici.Sur Meuse Ardennes!!

Recherche

Revenez quand vous voulez

Image hébergée par servimg.com Bonjour et bienvenue sur ce blog

Texte Libre

à bientôt

A bientôt

compteur internet



Total des visiteurs sur Meuse Ardennes


ClicAnimaux.com - Cliquer pour Donner

-------------------