Lundi 17 novembre 2008
Martine Aubry et Bertrand Delanoë, ce week-end à Reims devant les délégués enthousiastes du congrès. (Denis Charlet / AFP)

MINUTE PAR MINUTE. Coup de théâtre : après avoir refusé pendant le congrès de Reims de soutenir un candidat au poste de premier secrétaire, le maire de Paris se range finalement derrière son homologue de Lille. Ségolène Royal se retrouve isolée.

14h58 : Le patron des sénateurs PS se veut neutre. Jean-Pierre Bel, soutien de Bertrand Delanoë, «ne donnera pas de consigne de vote», contrairement au maire de Paris. «Je travaillerai demain avec le premier ou la première secrétaire quel qu'il ou quelle qu'elle soit et je suis fidèle à l'engagement pris devant les militants de ne pas donner de consigne de vote. De plus, ma position de responsable de groupe m'impose des devoirs et le respect de tous ceux qui vont faire des choix différents». 13h57 :
 Cambadélis se réjouit de l'appel de Delanoë. Le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis, soutien de la maire de Lille, a salué l'appel de Bertrand Delanoë à voter Martine Aubry à la direction du PS, qui est, selon lui, «déterminant pour l'unité du Parti socialiste». De son côté, François Lamy, bras droit de Martine Aubry, a «remercié» le maire de Paris pour ce «geste politique fort». «Le fait que le premier signataire de la motion A lance cet appel» à voter pour la maire de Lille, «cela renforce la crédibilité de la candidature et de l'élection de Martine Aubry, ajoute-t-il. Cela
crédibilise aussi le fait que nous allons travailler ensemble».
13h41
:Un député pro-Delanoë votera Royal. Le député PS du Bas-Rhin, Armand Jung, qui soutenait la motion de Bertrand Delanoë, a annoncé qu'il voterait pour Ségolène Royal. «L'alternative est la suivante : d'un côté le mouvement et la rénovation du PS et de l'autre l'immobilisme et le maintien de pratiques dépassées qui ont mené la gauche à l'échec», ajoute celui qui avait soutenu Royal pendant les primaires socialistes poprésidentielle de 200713h24
Rebsamen dénonce «une stratégie d'empêchement». Le sénateur-maire de Dijon, partisan de l'ex-candidate à la présidentielle, a estimé sur BFM radio que cet appel est «une surprise puisque Bertrand Delanoë n'avait pas donné de consigne de vote». «Je vois bien qu'il y a là une stratégie d'empêchement pour empêcher les socialistes de donner une majorité à celle qui est avec son équipe en capacité de porter un rassemblement dans le Parti socialiste». Selon Rebsamen, face à cette stratégie d'obstruction, Royal «ne doit pas dévier de sa route». Martine Aubry avec Laurent Fabius «c'est presque le vieux parti», a-t-il jugé, notant que ceux qui sont «rassemblés autour» de la maire de Lille «sont ceux déjà qui étaient les acteurs du congrès de Rennes».
 12h40 :
Delanoë appelle à voter pour Martine Aubry. C'est un coup de tonnerre : dans une lettre aux militants rendue publique lundi, le maire de Paris annonce qu'il se range derrière son homologue de Lille dans la course au poste de premier secrétaire du PS. «Notre responsabilité est immense», souligne-t-il dans cette lettre ouverte. «Jeudi soir, chaque militant est en effet appelé à s'exprimer, par son vote, sur ce qui est l'enjeu décisif de ce scrutin, comme l'ont démontré les principaux discours prononcés à Reims : l'identité même du Parti socialiste. Au nom de mes convictions politiques, j'ai donc décidé de soutenir la candidature de Martine Aubry et j'appelle à voter massivement en sa faveur», ajoute-t-il. Ce choix constitue une surprise car Bertrand Delanoë avait indiqué au congrès de Reims qu'il ne donnerait pas de consigne de vote. A eux deux, Aubry et Delanoë pèsent un peu plus de 49% du parti, contre 29% pour l'ex-candidate à l'Elysée. Un front anti-Royal explicite commence à se constituer. 11h44 : Hamon rêve d'un duel face à Royal. Le candidat à la direction du PS représentant la gauche du parti a affirmé lundi sur France Inter qu'il pensait «être au 2e tour» de l'élection du nouveau premier secrétaire du parti, vendredi, et a appelé à sortir le parti du «poison présidentiel». Interrogé sur le meilleur cas de figure pour lui, il a dit sa préférence pour un duel avec Ségolène Royal plutôt qu'avec Martine Aubry, pour proposer «un vrai choix» aux militants. Hamon avoue certes avoir «des proximités évidentes» avec la maire de Lille, «mais ça ne suffit plus, je pense que celles et ceux qui ont été acteurs des querelles depuis 20 ans ne sont plus les mieux placés pour permettre au PS de se reconstruire».
10h52 :
 Valls fustige un congrès «fait écarter» Royal. Le député de l'Essonne a souligné lundi sur RTL «la grande surprise» qu'a constitué l'arrivée de Ségolène Royal en tête du vote des militants socialistes alors que «ce congrès était fait pour écarter Ségolène Royal». Et «patatras, personne ne l'avait prévu, les militants la placent en tête». «Et bien, il faut jeudi prochain que les militants, les adhérents du parti socialiste viennent voter massivement pour (l)'élire dès le premier tour, pour mettre fin à cette crise de leadership et pour accomplir cette transformation du PS dont nous avons besoin», a ajouté celui pense que Reims était «sans doute un congrès de la dernière chance, il faut un sursaut». Questionné sur le style de l'ex-candidate à la présidentielle et sa rhétorique avec le recours à des termes comme «amour» «pardon», «guérison», il a reconnu qu'elle «change les codes» et qu'à ce titre «elle dérange, elle nous dérange» et même «quelquefois elle a pu me déranger».
10h28 :
Peillon pour une élection de Royal dès le 1er tour. L'eurodéputé a appelé lundi les militants du PS à élire la présidente de Poitou-Charentes à la tête du parti «dès le premier tour», prenant «l'engagement du rassemblement et du changement» si tel était le cas. «Il faut absolument donner au parti la possibilité de cesser de faire ricaner la droite», a-t-il encore déclaré sur France 2. Il a estimé que le congrès de Reims avait été «un échec» et dénoncé ceux qui «depuis des années» se livrent au «jeu obsessionnel des personnes». Il a cité Laurent Fabius, qui s'est «glissé derrière Martine Aubry» ou Henri Emmanuelli, derrière Benoît Hamon. Ce sont des gens qui «ont comme principale obsession de se contredire, de s'empêcher, prenant en otage d'ailleurs pas seulement le PS qui collectivement n'a pas été à la hauteur ce week-end, mais toute la gauche française».
9h35 :
Moscovici ne donne pas de consigne de vote. Le partisan de la motion de Bertrand Delanoë, qui s'est retiré de la course à la direction du PS, refuse à choisir entre Ségolène Royal et Martine Aubry pour l'élection au poste de premier secrétaire. «Je ne prends pas position, je ne donne pas de consigne de vote, chacun fera un peu ce qu'il veut», a déclaré le député du Doubs sur LCI.  source"le figaro"
Par meuse.ardennes - Publié dans : revue de presse - Communauté : bienvenue
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