Dimanche 16 novembre 2008
Les 20 puissances économiques réunies à Washington veulent remédier aux défaillances du système financier international. Un second sommet devrait avoir lieu d'ici à avril 2009.
Un plan d'action en trois axes : soutenir l'économie, mettre en œuvre une nouvelle régulation
internationale et réformer la gouvernance mondiale. Les dirigeants des grands pays industrialisés et émergents, réunis en G-20 à Washington ont accouché d'une stratégie commune pour sortir
l'économie mondiale de la crise.
Le communiqué final souligne que le groupe des grands pays industriels et émergents est «déterminé à renforcer sa coopération» pour restaurer la croissance mondiale et réformer le système
financier. Le G20 s'est en outre entendu sur un plan d'action, une liste de mesures «à haute priorité qui doivent être achevées avant le 31 mars 2009» afin de rétablir la confiance dans le
système financier.
Les dirigeants du G20 ont décidé d'accroître la représentation des pays en développement au sein du FMI et de la Banque mondiale. Selon l'Elysée, le texte «reprend l'idée de soutenir la
croissance économique par des politiques de relance, y compris avec l'arme budgétaire, par la mise à contribution de la politique monétaire, et par le recours au Fonds monétaire internationale
(FMI) et aux banques de développement pour préserver l'activité des pays fragiles».
Autre point de consensus entre les participants, la tenue d'un deuxième sommet entre le 31 mars et le 30 avril 2009 pour faire le point. Le deuxième sommet devrait se tenir en
Grande-Bretagne, ce pays prenant l'an prochain la présidence du G20.
Le président français a proposé qu'il se déroule à Londres. Soucieux, comme l'a conseillé le président américain George W. Bush, de ne pas se laisser tenter par le protectionnisme, le G20 a
demandé son communiqué un accord avant la fin de l'année pour relancer les négociations de l'OMC de libéralisation des échanges mondiaux. Les propositions de Nicolas Sarkozy respectées Certaines
des décisions contenues dans le texte sont «d'une très grande technicité», se félicite la présidence française.
«Cela ajoute à la crédibilité du texte car ça montre qu'au-delà des déclarations d'intention, il y a un vrai travail d'accompli», ajoute-t-on du côté de la délégation française qui souligne
la proximité de cette déclaration avec les propositions que Nicolas Sarkozy
avait soumises à l'Union Européenne. Le texte reprend l'idée, «fondamentale» selon laquelle «on ne doit pas laisser un territoire sur lequel il y a une activité financière, on ne doit pas laisser
un marché, une institution, sans une régulation, une réglementation ou une surveillance appropriée».
L'Elysée relève d'autres points «forts» comme «la nécessité de soumettre à la surveillance l'ensemble des acteurs systémiques, y compris les hedges funds (fonds spéculatifs), et «la
nécessité d'harmoniser, de créer des standards internationaux sur la lutte contre les paradis fiscaux». «De ce point de vue, le texte instaure une rupture potentielle par rapport à ce qui avait
été en vigueur dans le passé: la confiance excessive dans le marché, la présomption que l'autorégulation suffisait», insiste-on.
Concernant la réforme des institutions financières internationales et de la gouvernance mondiale, l'Elysée estime que les institutions de Bretton Woods «doivent être réformées pour mieux
refléter le poids grandissant des pays émergents et des pays pauvres, et doivent mieux travailler ensemble».source:"le figaro"
Par meuse.ardennes
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Publié dans : revue de presse
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